Ennahar TV s’acharne sur Arezki Ait Larbi

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Arezki Ait Larbi
Arezki Ait Larbi

KABYLIE (TAMURT) – Arezki Ait Larbi, l’un des vingt-quatre détenus du printemps berbère, journaliste et directeur de la maison d’édition “Koukou” est la cible de la chaine de télévision Ennahar TV qui a passé vingt longues années à soutenir et à faire la propagande à l’ex-président de la République déchu Abdelaziz Bouteflika. Cette chaine de télévision a poussé la bassesse jusqu’à filmer Arezki Ait Larbi à son insu.

La chaine de télévision Ennahar-TV, n’ayant sans doute pas trouvé de scoop à se mettre sous la dent en ces temps de vaches maigres pour les médias de son genre, a choisi de s’en prendre à Arezki Ait Larbi en tant qu’éditeur participant actuellement au salon international du livre d’Alger. Les éditions « Koukou » d’Arezki Ait Larbi sont connues pour être une maison qui produit des livres qui sortent des sentiers battus. Les ouvrages publiés par « Koukou » éditions sont très audacieux et certains sont même des titres qui abordent des thèmes que les autres éditeurs n’osent même pas effleurer. Dans ce sillage, il faut rappeler par exemple les livres de Si El Hafidh Yaha ou encore celui de Bessaoud Mohand Arab (Heureux les martyrs qui n’ont rien vu).

Ces derniers jours, ce sont les éditions « Koukou » qui ont publié le nouveau roman de Mohamed Benchicou sur les événements que vit l’Algérie depuis le 22 février dernier. Mais ce qui semble déplaire le plus à la chaine Ennahar-TV, laquelle a toujours la gâchette facile quand il s’agit de parler des kabyles, c’est le fait que deux livres de l’auteure tunisienne Hella Ouardi (« Les derniers jours de Muhammad » et « Les califes maudits ») soient disponibles au stand des éditions « Koukou ». Il s’agit d’un crime pour la chaine Ennahar TV qui ignore sans doute que le véritable crime c’est d’interdire la parole à un écrivain ou à un intellectuel de la trempe de Hella Ouardi. Et pour faire croire qu’il s’agit d’un travail professionnel d’investigation, l’équipe d’Ennahar TV a cru bien faire en allant à la rencontre d’Arezki Ait Larbi pour, soi-disant, lui donner la parole. Mais, comme il fallait s’y attendre, Arezki Ait Larbi, ayant sans doute deviné les desseins et les mauvaises intentions cachées de ses interlocuteurs, a refusé catégoriquement de s’exprimer sur un tel sujet en jugeant qu’il s’agit d’un faux débat.

En s’adressant aux journalistes de cette chaine, Arezki Ait Larbi était loin de savoir qu’il était filmé en cachette. Pis encore, alors que ce n’est guère dans les habitudes de cette chaine de faire des sous-titrages à ses téléspectateurs quand un intervenant s’exprime dans une langue autre que l’arabe, cette fois-ci, tout ce qu’a dit Arezki Ait Larbi en langue française a été sous-titré en arabe, croyant ainsi enfoncer l’éditeur courageux. Ce qui prouve encore qu’il s’agit d’une tentative de mener une campagne de dénigrement contre Arezki Ait Larbi, c’est le fait que le reportage en question n’a pas été diffusé une seule fois sur cette chaine. Ledit reportage a fait l’objet de plus de cinq diffusions avant-hier et hier.

Quand on a soutenu Bouteflika avec un zèle et une bassesse indignes d’un média audiovisuel et quand on retourne sa veste avec la vitesse de l’éclair une fois le roi Bouteflika est déboulonné, être dénigré par une telle chaine de télévision est un honneur pour Arezki Ait Larbi. Ce qu’ignorent sans doute les instigateurs de cette machination visant un homme dont l’intégrité et l’honnêteté mais aussi le courage et l’engagement ne souffrent d’aucune équivoque.

Tarik Haddouche

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