Tentative de putsch avortée à l’URK

Tableau de N. Yanat
Tableau de N. Yanat

COMMUNIQUÉ URK (TAMURT) – la Rédaction Tamurt a été destinataire d’un communiqué émanant du Secrétariat Général de l’URK. Ci-après, le communiqué dans son intégralité.

Un putsch, raté, a visé la direction de l’Union pour la République Kabyle (URK). Ce putsch est orchestré par un cabinet noir qui agit en mode sous-marin et dont l’existence remonte au temps du MAK. Sa mission principale est d’apeurer les militants du danger qu’ils encourent s’ils continuaient à militer dans les rangs des mouvements indépendantistes kabyles, en l’occurrence l’URK et le MAK-Anavad. Les membres actifs de ce cabinet, qui se comptent sur le bout des doigts, ont tout fait pour imploser puis marginaliser l’URK. Ils ont retardé la tenue du congrès dans sa tendance indépendantiste, en le reportant indéfiniment, puis ils ont tenté de relier l’URK au Hirak et enfin de couper les militants de l’intérieur de ceux de l’extérieur, pratique exclusive de la police politique algérienne. Le but recherché est d’isoler la Kabylie de sa diaspora dans la perspective de l’offrir sur un plateau d’argent à leurs parrains. Cela explique la diabolisation constante des personnalités indépendantistes kabyles engagées pour la liberation de la Kabylie de l’Algérie coloniale.

Sur leurs multiples pages Facebook, les membres du cabinet noir se disent indépendantistes et appellent même à l’union. En réalité, ces appels ne sont qu’un alibi pour attirer les militants independantistes. Si d’aventure, ces derniers tombaient dans le panneau, certains d’entre eux se retrouveraient au mieux autonomistes, au pire anti-indépendantistes. Les militants de l’URK ont su déjouer tous ces obstacles et ces pratiques qu’ils s’efforçaient de mettre sur le dos de l’incompréhension et de l’impuissance de certains cadres à comprendre et à anticiper sur les enjeux d’avenir. Nos militants refusent cette contre-révolution qui consiste à se dissoudre dans le hirakisme algerianniste qui sert de refuge, voire de couverture politique à beaucoup de kabyles compromis avec les tenants du pouvoir algérien.

L’URK continuera son combat pacifique vers l’indépendance de manière souveraine et dans l’esprit de ses textes fondamentaux. Ceux ou celles qui veulent rejoindre un autre mouvement politique ou rejoindre le Hirak sont libres de le faire mais ne doivent en aucun cas compromettre l’existence du mouvement. L’URK a sa propre vision de l’avenir, inscrite dans son corpus conceptuel. Il n’est soluble dans aucun autre mouvement. Il continuera à être une force de proposition pour tout le peuple kabyle même si certains de nos militants politiques, qui étaient au départ des hommes de projet, n’arrivent plus à contenir les mutations et l’accélération de l’histoire, a fait d’eux des hommes cultivant l’ambition personnelle.

La publication d’un appel de l’URK proposant un front commun pour la création d’un Etat kabyle effectif comme préalable à toute résolution de la question kabyle avec l’Etat algérien actuel ou à venir, a été ressenti comme un affront et a sorti le loup des bois. Pourtant cet appel, conforme à l’esprit du texte fondateur et à la ligne politique de l’URK, a été débattu démocratiquement dans les instances légales de l’URK. Paniqué, et sentant ses objectifs réels contrariés, ce dernier a, dans la précipitation, violé de manière flagrante tous les statuts de l’URK. Il a décrété la fin de mission du Secrétariat Général après 6 mois d’existence, alors que selon les Statuts URK (article 7) son mandat est de 4 ans. Son but final étant d’entretenir l’amalgame entre les militants et l’opinion publique pour légaliser leur putsch. Les membres de ce cabinet noir ont jugé et exclu Lyazid Abid, rédacteur du texte fondateur de l’URK et initiateur dudit appel, sans aucun respect de droits humains à son égard. Toute honte bue, ce cabinet noir s’est même autoproclamé « Commission de Veille et de Suivi (CVS) », instance non prévue par les Statuts du mouvement. Ce qui révèle l’intention des auteurs du putsch de dissoudre les instances légales pour les remplacer par des instances illégales. Un véritable putsch, dont seuls les services algériens ont la maitrise.

En vertu des statuts de notre mouvement, le Secrétariat Général de l’URK convoquera incessamment les instances légales afin de statuer sur le sort des putschistes. L’URK appelle tous ses militants et sympathisants à dénoncer ce putsch. Ces basses pratiques politiciennes héritées du bousoufisme algérien doivent être bannies de la culture politique kabyle pour épargner aux futures générations l’aventurisme d’un fascisme qui ne dit pas son nom. La dignité de la Kabylie réside dans son indépendance et celle des militants dans leurs actes et pratiques.

Ce groupuscule est enfin apparu au grand jour. Il a un visage et il ne peut plus se cacher ni sévir. Avec l’URK, il a essayé d’exécuter ce qu’il a raté avec le MAK qui l’avait désavoué. Le Secrétariat Général de l’URK condamne fermement ces putschistes qui sont l’expression d’un profond mépris des us et coutumes kabyles. L’étroitesse de vue de ces putschistes ne saurait tromper les militants de l’URK ou détourné l’engagement du peuple kabyle vers son indépendance. Le Secrétariat Général de l’URK demeure seul et unique représentant légitime de notre mouvement. Il informe l’opinion publique, que toute initiative n’émanant pas de lui, y compris la tenue du Conseil National, est considérée comme illégale. Et ce, en application des textes fondamentaux.
Nous comptons sur le peuple kabyle pour combattre ces pratiques odieuses qui pervertissent notre combat pacifique pour l’indépendance de la Kabylie.

Vive la Kabyle indépendante
Le Secrétariat Général de l’URK
e.mail : secretariatgeneralurk@gmail.com

Kabylie, le 08.11.2019