Vers une élection présidentielle sans la Kabylie

20
Affichage électoral à Vgayet
Affichage électoral à Vgayet

ALGERIE (TAMURT) – Plusieurs indices montrent que l’on se dirige tout droit vers une élection présidentielle qui sera imposée par le pouvoir algérien au peuple mais sans que la Kabylie n’en soit partie prenante car c’est seulement dans la région de Kabylie que la mobilisation contre le pouvoir se maintient contre vent et marée.

Selon de nombreux témoignages, la majorité des citoyens qui manifestent à Alger ces derniers temps sont des kabyles qui font le déplacement chaque semaine des différentes localités de la Kabylie. Le scénario du 12 décembre semble se préciser aussi par le fait que le pouvoir a commencé à initier des marches de soutien à l’armée et à la présidentielle du 12 décembre prochain. Ce genre de manifestations a commencé à Oran et plusieurs autres villes suivront. On croit même savoir qu’actuellement, des préparatifs sont en cours pour l’organisation d’une « grandiose » marche pour soutenir l’armée populaire algérienne mais aussi et surtout afin d’exprimer l’adhésion « massive » à la tenue de la présidentielle dans la ville de Bouira.

C’est donc le scénario traditionnel qui est en train d’être réédité. L’idée du pouvoir de lancer la chasse contre les porteurs de drapeaux amazighs a pour but d’isoler les kabyles et de les stigmatiser. Le pouvoir qui n’est pas sans ignorer l’attitude que prendront les citoyens des autres régions d’Algérie concernant cette affaire, a misé sur cette stratégie afin de diviser ce qui est qualifié d’un mouvement pour le changement de système dans le pays. En Kabylie, la population ne croit, certes, pas à la possibilité de la tenue de cette présidentielle le 12 décembre prochain. Ce qui est loin d’être le cas dans les autres régions d’Algérie. Les échos qui nous y parviennent montrent que la tenue de la présidentielle ne relève pas du domaine de l’impossible. Il est fort à parier que l’on assistera au même scénario que lors des élections législatives et municipales de 2003 au lendemain du printemps noir de Kabylie.

Malgré le rejet massif de ce vote par les kabyles, le pouvoir l’a maintenu et on a avait eu droit à ce qui était appelé à l’époque des députés « taiwan ». On aura aussi droit à un président « taiwan » le 12 décembre prochain. Mais la crédibilité d’un président est le dernier souci du pouvoir algérien. La preuve, si besoin est, Abdelkader Bensalah, actuel chef de l’état est illégitime et anticonstitutionnel depuis le 4 juillet mais ceci ne dérange en rien un pouvoir qui n’écoute personne d’autre que lui-même.

Tarik Haddouche

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici