Drapeau amazigh : le silence complice de Assad, Dourari et Djellaoui

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Drapeau amazigh
Drapeau amazigh

KABYLIE (TAMURT) – Depuis l’éclatement de l’affaire des porteurs du drapeau amazigh avec la détention, dans les prisons d’Alger, particulièrement celle d’El Harrach, de dizaines de citoyens, aucune réaction, ni officielle ni officieuse, n’a été enregistrée ni de la part de Assad Si El Hachimi, ni de Abderrezak Dourari, encore moins de Mohamed Djellaoui. Un silence complice !

Ces trois personnalités sont respectivement : le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA), le directeur du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de la langue tamazight (CNPLET) et le président de l’Académie algérienne de langue tamazight. Aucun de ces trois hauts responsables, nommés par décret présidentiel, faut-il le rappeler, n’a levé le petit doigt pour ne serait-ce que se solidariser avec les détenus porteurs de drapeau amazigh à défaut de dénoncer cet acte ignoble. Aucun d’eux n’a, non plus, bougé le petit doigt pour au moins rappeler dans un tel contexte que l’identité amazighe, culture, histoire et langue, sont théoriquement reconnus de manière officielle dans la Constitution algérienne puisque tamazight est considérée comme langue nationale et officielle depuis la Constitution remaniée de 2016. Mais faudrait-il s’en étonner et ne pas comprendre une telle réaction quand on sait qu’aussi bien Assad Si El Hachimi que Mohamed Djellaoui et Abderrezak Dourari ont tous été nommés par décret présidentielle par Abdelaziz Bouteflika (ou son frère Said Bouteflika, également ex-conseiller spécial de l’ex-président).

Ces trois responsable continue de bénéficier des privilèges que leur attribuent leurs postes de responsabilité sans pour autant faire preuve d’un minimum de courage politique et d’éthique en ces moments où le drapeau symbolisant la culture amazighe est voué aux gémonies. Nommés par Bouteflika, ces trois responsables ne se sont jamais sentis concernés par la colère citoyenne qui ne veut plus entendre de la page noire de Abdelaziz Bouteflika. Ils font la sourde oreille en feignant d’ignorer qu’ils font partie intégrante du régime vomi de Abdelaziz Bouteflika. Quand des millions d’Algériens revendiquent le départ de tous les symboles du régime de Bouteflika, ils parlent aussi de ces trois responsables dont l’histoire ne retiendra pas le nom bien entendu et fort heureusement.

Tarik Haddouche

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