Le MAK-ANAVAD et l’URK dénoncent les manœuvres de l’armée algérienne en Kabylie

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Ferhat Mehennie MAK-ANAVAD et Hocine Azem URK
Ferhat Mehennie MAK-ANAVAD et Hocine Azem URK

KABYLIE (TAMURT) – Dans deux communiqués parvenus à notre Rédaction, les deux mouvements indépendantistes kabyles le MAK-Anavad et l’URK dénoncent le comportement colonial des forces de sécurité algériennes en terre kabyle tout en soutenant les actions citoyennes kabyles qui refusent les solutions et les choix que tente d’imposer l’armée algérienne à la Kabylie.

Le premier responsable du MAK-Anavad, Ferhat Mehenni, dénonce la présence illégale des militaires algériens en Kabylie. Il fait remarquer que « le Commandement Militaire, cette instance extra constitutionnelle qui dirige l’Algérie, après Saïd Bouteflika, est aux abois… Chargé d’une mission impossible : angéliser l’image du pouvoir par un mariage blanc entre lui et la rue, le temps d’installer une marionnette à la présidence de cette république bananière qu’est l’Algérie et de raccompagner ensuite chaque « révolutionnaire du Vendredi » chez soi en faisant comprendre à tous que la plaisanterie a assez duré. Usant tantôt d’une supplique aux allures d’entourloupe dont nul n’est dupe, tantôt d’un ton menaçant qui désormais ne fait plus peur à personne, la mafia des généraux cherche désespérément une solution qu’elle croit trouver dans la diversion en désignant comme boucs émissaires la Kabylie et les Kabyles ».

Ferhat Mehenni fait remarquer que le régime veut dékabylser toutes les institutions algériennes. Même les Kabyles de services ne sont pas épargnés. La prochaine étape risque d’être la mise à feu et à sang du pays de ces « Zouafa » comme d’aucuns aiment désigner les Kabyles pour les insulter » ! Le président de l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle en exil) « condamne l’usage de la violence et exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus arrêtés pour leur attachement à la liberté, la démocratie et leur kabylité ». Ferhat Mehenni appelle à l’union de tous les Kabyles face à la menace qui pése sur eux. Il estime que l’heure est à l’union pour faire face au colonialisme. Dans sa déclaration Ferhat Mehenni compte saisir l’ONU sur la situation qui prévaut en Kabylie, surtout que l’opération « zéro Kabyle » est mise en œuvre.

L’URK, par la voix de son Secrétaire général, l’infatigable militant Hocine Azem, a dénoncé la propagation de la violence en Kabylie et l’acharnement du régime contre les populations civiles. « C’est en Kabylie que le malaise du pouvoir algérien s’exprime le plus. A Tichy, qui refuse la tenue des élections du 12 décembre 2019 sur son territoire, les forces de sécurité algérienne ont blessé des citoyens kabyles en tirant sur la foule avec des balles en caoutchouc. Les Habitants de Tichy ne veulent plus d’élections qui ne changent pas leurs conditions de vie ni être à la merci de représentants qui ne sont que des prédateurs économiques », notera l’URK, qui, faut-il juste le préciser, prône l’indépendance de la Kabylie.

Hocine Azem citera aussi le cas du maire de Bouzguène. « A Bouzguène, l’acharnement du pouvoir algérien s’est focalisé sur le maire de la même ville. Un homme qui refuse la tenue de la prochaine élection présidentielle dans sa circonscription et qui hisse avec fierté le drapeau amazigh sur le fronton de sa municipalité. La Kabylie dans son ensemble gagnerait à prendre exemple de la bravoure et la dignité de ce maire », fera remarquer le secrétaire général de l’URK.

« L’URK dénonce avec force la violence des services de sécurité algériens et exprime sa profonde solidarité avec les blessés de Tichy.
« Aussi généreuse soit-elle, la Kabylie, au plus tard, le 12 décembre 2019, se retrouvera face à son destin. Ce jour-là, nous commencerons à réécrire la vraie Histoire, c’est-à-dire la nôtre, en tant que peuple et nation », conclut dans sa déclaration Hocine Azem en sa qualité de secrétaire Général de l’URK.

Nadir S

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