Grève de 5 jours : grande panique à Bgayet et Tizi Ouzou

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Grève en Kabylie
Grève en Kabylie

KABYLIE (TAMURT) – Les habitants de la Kabylie ont été pris de panique plus particulièrement tout au long de la journée d’hier samedi, soit à la veille de la grève de cinq jours qui commence aujourd’hui et se poursuivra jusqu’à jeudi prochain. Les stations d’essence, les banques, les agences postales, les magasins d’alimentation générales, etc. ont été pris d’assaut de manière spectaculaire.

C’est une ambiance indescriptible qui a régné tout au long de la journée d’hier partout dans les villes et villages des wilayas de Bgayet et Tizi Ouzou. Des produits de première nécessité étaient quasiment introuvables sur les étals, partout comme le lait en sachet et le pain. Une situation de pression qui était de mise depuis quelques jours mais qui s’est subitement accentuée hier à J-1 du lancement de la grève de cinq jours. L’appel à cette grève a d’abord été anonyme avant qu’il ne soit soutenu par plusieurs organisations professionnelles et syndicales à l’instar des associations des Commerçants des deux wilayas de Bgayet et Tizi Ouzou mais aussi de plusieurs syndicats autonomes et même de certaines sections de l’UGTA (Union Générale des Travailleurs Algériens) pourtant proche du pouvoir algérien puisqu’il s’agit d’un appareil du FLN (Front de Libération Nationale).

Hier donc, des queues interminables se sont formées devant les guichets de toutes les agences postales de la région de Kabylie mais aussi de l’ensemble de banques. Les citoyens avaient sérieusement fait preuve d’appréhensions voire ils avaient carrément peur des lendemains incertains qui pourraient être engendrés dans un avenir si proche. On appréhende le pire à l’approche des élections présidentielles du 12 décembre en dépit d’une infinité d’appels au calme lancé par tous les acteurs politiques de la région, certains hommes de culture et quelques artistes. Les étals de grandes surfaces étaient également pris d’assaut par des citoyennes et des citoyens qui connaissent, par expérience, les retombées néfastes d’une grève de cinq journées d’affilée qui semble ne pas faire l’unanimité dans les rangs de la population de Kabylie mais qui, semble-t-il, sera massivement suivie malgré tout.

En tous les cas, on saura bien, à partir d’aujourd’hui, quel sera le sort qui sera réservé à l’appel à une grève de cinq jours du 8 au 12 décembre. L’objectif de ce débrayage, faut-il le rappeler, consiste à faire barrage à la présidentielle de jeudi prochain.

Tarik Haddouche

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