4 ans après la mort d’Ait Ahmed : le FFS, parti en miettes

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rencontre nationale FFS a Zeralda
rencontre nationale FFS a Zeralda

KABYLIE (TAMURT) – Quatre années après la mort de Hocine Ait Ahmed, qui est demeuré président du Front des Forces Socialistes de sa création en 1963 jusqu’à son décès le 23 décembre 2015, le FFS est devenu un parti politique complètement déchiqueté.

Au moins deux directions tiennent en otage cette formation politique actuellement sans compter tous les tiraillements interminables et les dysfonctionnements profonds et inextricables qui frappent de plein fouet ce parti aussi bien au niveau « national » qu’en Kabylie. Certes, le FFS a toujours été un parti qui a fonctionné dans des ambiances de crises permanentes mais à l’époque du vivant d’Ait Ahmed, ce dernier réussissait toujours à remettre les choses dans l’ordre en imposant ses propres décisions qu’aucun cadre du parti ne pouvait discuter ou remettre en cause. Toute tentative de dire non à Hocine Ait Ahmed avait abouti à l’éjection de son auteur. La liste des personnalités du FFS ayant payé lourdement leur tentative de faire peser leur parole dans le parti contre celle d’Ait Ahmed est longue, à commencer par El Hachemi Nait Djoudi, Said Khelil, le groupe de Tizi Ouzou et de nombreux ex-cadres du parti de Bgayet et Bouira ainsi qu’Alger.

Ait Ahmed est resté à la tête du FFS comme président pendant 43 ans sans que personne dans le parti ne trouve cette longévité anormale alors que le FFS s’est toujours présenté comme un parti démocratique. Il faut dire que le FFS a toujours été la proie du culte de la personnalité à telle enseigne qu’aucune critique ne peut être acceptée contre Ait Ahmed même en constatant aujourd’hui le piteux état où se trouve le FFS, devenu deux partis en un sans compter tous les courants qui y évoluent à l’intérieur en se déchirant bien sûr en catimini. Le FFS, après avoir été pendant longtemps le premier parti d’opposition, est devenu juste un slogan et un sigle sur lequel certains nostalgiques s’appuient et se réfèrent désespérément aujourd’hui.

La preuve si besoin est que dans tous les événements que vit l’Algérie depuis février 2019, le FFS n’a pu jouer aucun rôle en Kabylie ni peser de son poids puisqu’il n’en a plus aucun. C’est le cas d’ailleurs du RCD également, le frère-ennemi du FFS, lequel est sous perfusion surtout depuis que son parrain, le général Tewfik, ne fait plus la pluie et le beau temps en Algérie.

Tarik Haddouche

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