Affaire Ali Haddad : Ouyahia, Sellal et 20 anciens ministres et walis impliqués

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Ouyahia et Tebboune
Ouyahia et Tebboune

KABYLIE (TAMURT) – La plus grande affaire de corruption et de détournement de deniers publics, dans l’histoire de l’Algérie indépendante, est celle de l’homme d’affaires kabyle Ali Haddad, originaire d’Azeffoun dans la wilaya de Tizi Ouzou. Le procès de cette affaire aura lieu dans les prochaines semaines. Il s’agit bel et bien du procès du siècle.

Pourquoi ? Deux raisons principales en sont la cause. Ma première, ce sont les sommes d’argent astronomiques qui ont été dilapidés dans le cadre de cette affaire. Il s’agit de milliers de milliards de dinars. La deuxième raison qui fait que ce procès sera un événement exceptionnel, c’est le nombre de très hauts responsables qui y sont impliqués. Plus de 20 anciens ministres et walis sont impliqués au premier degré dans ce dossier. Parmi les mis en cause dont l’implication est avérée, on peut citer les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal.

D’autres ancien ministres et des walis sont également sur la liste des accusés dans cette affaire qui va sans doute défrayer la chronique comme ce fût le cas de l’affaire des usines de montage de véhicules ayant vu Ouyahia et Sellal écoper de 15 ans de réclusion criminelle. Mais le procès de Ali Haddad et de ses acolytes s’annonce beaucoup plus chaud. Les Algériens seront sans doute choqués de découvrir l’ampleur des dégâts et des sommes détournées mais aussi tous les autres détails liés à cette affaire où est accusé presque tout un gouvernement de l’époque de Abdelaziz Bouteflika. On ne sait toutefois pas pour l’instant, si Said Bouteflika, frère et ancien conseiller spécial de l’ex-président de la République sera cité dans cette affaire.

Parmi les ministres qui se présenteront au tribunal de Sidi Mhamed lors du procès, il y a ceux qui sont actuellement en état d’arrestation à la prison d’El Harrach mais il y a aussi d’autres anciens ministres qui sont pour l’instant interdit de quitter le territoire national alors que d’autres sont sous contrôle judiciaire, apprend-on enfin.

Tarik Haddouche

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