Un kabyle islamiste porte-parole de la présidence algérienne

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Tebboune et Belaid Mohand Oussaid
Tebboune et Belaid Mohand Oussaid

ALGERIE (TAMURT) – C’est un choix des plus étonnants et des plus inattendus qui a été fait par le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune de confier le poste de porte-parole officiel de la présidence de la République à Belaid Mohand Oussaid. Ce dernier a été en effet nommé hier ministre conseiller à la Communication et porte-parole de la Présidence de la République.

Non seulement Belaid Mohand Oussaid a été ministre à l’époque de Abdelaziz Bouteflika quand Abdelmalek Sellal était Premier ministre mais Mohand Oussaid est également très connu comme étant une personnalité politique aux convictions islamistes avérées et assumées. Islamiste modéré, certes, mais islamiste tout de même. Mohand Oussaid est originaire du même village que Ahmed Ouyahia à savoir : Bouadnane en Haute Kabylie. Mais, tout comme Ahmed Ouyahia, il n’y a jamais vécu. Il est né en…Tunisie le 20 janvier 1947. Il a donc 72 ans. Nous sommes très loin de la promesse lancée par Tebboune concernant le fait que les ministres qu’il choisirait allaient être des jeunes.

Pour l’instant, tous les hauts responsables désignés par Tebboune ont plus de 62 ans. Mohand Oussaid a passé toute sa vie dans le sérail et en tant que serviteur du pouvoir algérien. Puis, en 1999, il a été secrétaire général du parti islamiste WAFA (non agréé) créé par Ahmed Taleb Ibrahimi, l’ancien ministre qui a lancé l’école fondamentale arabo-islamique dont les désastres ont commencé à être récoltés dès le début des années 90. Quand Ahmed Taleb Ibrahimi s’est porté candidat aux présidentielles de 1999 et de 2004, c’est Belaid Mohand Oussaid qui a été le responsable de sa cellule de communication. En septembre 2012, il a été nommé ministre de la Communication par Abdelaziz Bouteflika.

On voit bien que l’homme s’adapte à tous les présidents et à toutes les situations. Il est passé de Ahmed Taleb Ibrahimi à Bouteflika puis à Abdelmadjid Tebboune tout en ayant même fait une brève escale au fameux “hirak”. En Algérie, on prend les mêmes et on recommence. Et le cauchemar continue…

Tarik Haddouche

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