JSK : ce que cache la guerre entre Hannachi et Cherif Mellal

Mellal et Hannachi
Mellal et Hannachi

KABYLIE (TAMURT) – Après une relative et assez longue accalmie et trêve de la guerre qui oppose Mohand-Chérif Hannachi, l’ancien président de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) à l’actuel boss du club kabyle, Cherif Mellal, la tempête a repris de plus belle avec de graves accusations et des insultes inacceptables à un tel niveau de responsabilité, proférées de part et d’autre.

Les deux hommes se sont échangé des accusations qui ont dépassé tout entendement et des insultes dépassant toutes les limites, ces dernières quarante-huit heures. Le hic, c’est que ces scènes qui n’honorent guère ni la Kabylie ni le football ont eu pour théâtre la chaine de télévision Ennahar-TV ! C’est le canal qui a été choisi par les deux hommes pour se tirer à boulets rouges et sans retenue aucune. La goutte qui a fait déborder le vase a été la bagarre ayant éclaté au Maroc dernièrement entre Cherif Mellal et un groupe de supporters de la JSK. Des supporters qui auraient été actionnés par Mohand Cherif Hannachi, selon les accusations de Cherif Mellal.

Des accusations qui ont été réfutées bien sûr par Hannachi qui accuse, à son tour, Cherif Mellal d’être venu à la JSK, “non pas dans l’intérêt de cette dernière mais pour la faire couler”. Bien sûr, quand c’est Hannachi qui tient de tels propos, ça prête à rire, car il faut vraiment être un Hannachi-bis pour occasionner les dégâts qu’il a lui-même provoqués pendant plus de deux décennies. Cherif Mellal a été traité de tous les noms d’oiseaux par Mohand Cherif Hannachi. C’est la raison qui a poussé Cherif Mellal à ne pas pouvoir contenir sa colère et à se laisser aller à des déclarations pour le moins inconvenables de la part d’un homme en lequel des dizaines de milliers de supporters du club kabyle voient le sauveteur de la JSK, qui commence à revenir d’ailleurs de loin après avoir été pulvérisée sous le règne de Mohand Cherif Hannachi.

En outre, il y a lieu de s’interroger si les diatribes entre Hannachi et Mellal ne cachent pas des enjeux très importants. Cachent-elles une question d’intérêts financiers colossaux à l’approche de l’inauguration du méga complexe sportive de Tizi Ouzou de 50 000 places. Ou bien s’agit-il de l’un des prolongements de la guerre de clans au sommet de l’état algérien quand on sait que Hannachi, pendant près de 20 ans, a été un soutien inconditionnel d’Abdelaziz Bouteflika et l’un de ses fidèles relais à Tizi Ouzou ? Difficile de répondre avec exactitude à ces questions si les premiers concernés préfèrent prolonger leur mutisme.

Tarik Haddouche