Hirak, c’est l’heure des négociations

5
Le Hirak à Oran, vendredi 15 novembre 2019
Le Hirak à Oran, vendredi 15 novembre 2019

ALGERIE (TAMURT) – Après s’être accaparé du pouvoir, suite au coup d’Etat militairo-scientifique, l’heure est à la récolte et à la distributions des postes et privilèges entre membres du clan au pouvoir.

Si une bonne partie de la clientèle de l’ancien régime a réussi à se maintenir, certains postes et certaines opportunités se sont libérées. On assiste à un revirement de la situation spectaculaire. Des acteurs du Hirak sont devenus ministres. D’autres personnalités de l’opposition ont proposé même leurs services publiquement. Zoubida Assoul a déclaré qu’elle est pour le dialogue avec Tebboune, Ali Benflis pourrait présider le Sénat, même le FFS d’Ali Laskri s’est mis de la partie. Laskri, complètement isolé et éloigné du FFS, a proposé à Tebboune de dialoguer.

Pour le moment, seul le RCD ne s’est pas prononcé, mais il garde un silence intriguant. C’est le début de la fin du Hirak. La révolution des Algérien est comme une montagne qui a accouché d’une souris. Pour la Kabylie, les décideurs ont fait appel à un apprenti opportuniste. Un certain Ferhat Ait Ali de Michelet, issu du même village qu’Amara Benyounès. Ce nouveau ministre, qui ne peut être que de Michelet, ancien caissier à la recette local des impôts, n’a aucun diplôme. Son niveau scolaire ne dépasse pas le cycle moyen. Une manière d’humilier encore plus les Kabyles. D’ailleurs, ce ministre kabyle de services est rattrapé par ses publications sur facebook qui sont d’une obscénité extrême. Ainsi va l’Algérie des généraux.

Nadir S

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici