Le festival du film amazigh de Tizi Ouzou compromis

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salle de cinéma

KABYLIE (TAMURT) – Programmé pour le mois de mars prochain, le festival du film amazigh de Tizi Ouzou est sérieusement compromis et son avenir est devenu des plus incertains. La raison principale de cette réalité n’est autre que l’absence de production cinématographique en langue tamazight et ce, depuis au moins cinq années.

Le festival du film amazigh de Tizi Ouzou se tiendra pendant le mois de mars prochain mais à ce jour, la commission où sont déposés les demandes de participation chôme désespérément. Selon le célèbre réalisateur Amar Tribèche, qui est le commissaire de ce festival, compte tenu de de la faiblesse du nombre de participants ayant postulé à cette compétition, la date butoir pour le dépôt des films a été encore une fois repoussé dans l’espoir de voir le nombre de participants augmenter. Mais compte tenu de la situation catastrophique et peu reluisante dans laquelle se trouve la production cinématographique en Algérie, rien n’est moins sûr.

Depuis le début de la crise financière ayant frappé de plein fouet l’Algérie, pendant l’été 2015, la production de films en tamazight a connu pratiquement une interruption totale alors qu’avant cette année, il y a eu pas mal de longs métrages professionnels qui ont pu être réalisés par des figures connues du grand écran à l’instar de Belkacem Hadjadj, Ali Mouzaoui, Djemel Bendedouche, Rachid Benallal, Ali Berkenou… Même les tournages de feuilletons télévisés en kabyle, diffusés par la « chaine 4-Amazighe » ont cessé car les caisses sont vides. Selon des sources concordantes, le festival du film amazigh de Tizi Ouzou sera maintenu cette année quel que soit le nombre de films inscrit au programme et ce, à titre symbolique. Mais si la production ne s’améliore pas d’ici une année, le festival en question sera tout simplement rayé du calendrier des activités culturelles locales.

Tarik Haddouche

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