Les anciens du printemps berbère ont disparu du Hirak

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lors d'un rassemblement anniversaire-printemp berbere
lors d'un rassemblement anniversaire-printemp berbere

KABYLIE (TAMURT) – Les anciens militants du Mouvement Culturel Berbère (MCB), dont les détenus d’avril 1980, ayant joué les premiers rôles lors du printemps berbère de 1980, ont subitement disparu des rangs de ce qui est appelé le hirak ou la révolution du sourire qui a commencé en février 2019 en Algérie. On ne les voit plus désormais, ni lors des marches du mardi ni lors de celles du vendredi. Pourquoi ? Mystère.

Pendant les premiers mois du mouvement qu’on appelle désormais le « hirak » en Algérie, des dizaines de militants issus de la révolte d’avril 80 occupaient les premières rangées et les premiers plans de ce mouvement. Ils faisaient régulièrement des déclarations aux médias et étaient très impliqués dans cette démarche. Mais depuis quelques semaines, ils ont disparu presque simultanément de la scène politique et médiatique. Parmi ces militants ayant même fait de la prison du temps du parti unique du FLN, il y en avait certains qui faisait partie des 24 détenus du printemps berbère à l’instar de Said Khellil, Ali Brahimi et Mouloud Lounaouci entre autres. Mais au moment où l’issue de ce « hirak » devient de plus incertaine, ces mêmes militants ne donnent plus signe de vie. Ont-ils obtenu des informations qui rendent la poursuite de ce « combat » inutile ou bien d’autres raisons inconnues expliqueraient-elles ce retrait de ces militants chevronnés qui sont censés être loin d’être naïfs en matière d’exercice et de militantisme politique.

Même des militants de la mouvance kabyle, très connus ayant fait de la prison en 1985, comme l’avocat et militant Mokrane Ait Larbi ne donnent plus signe de vie sur la scène politique et médiatique et ce, depuis plusieurs semaines alors qu’au début de ce « hirak », il en était l’une des figures de proue en compagnie de l’avocat Mustapha Bouchachi. Que s’est donc passé depuis quelques semaines et qui fait que toutes ces figures laissent leur place vide au moment même où l’on voit de nombreuses autres figures du même mouvement faire la chaine au Palais d’El Mouradia pour être accueillies par le président Abdelmadjid Tebboune à l’instar de Soufiane Djilali, Rahabi Hamrouche, etc. ?

Tarik Haddouche

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