Les Algériens rejettent la langue tamazight

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Kabylie
Kabylie

ALGERIE (TAMURT) – Les cas de refus de parents à leurs enfants d’apprendre la langue tamazight ne sont pas singuliers ni occasionnels. En dehors de la Kabylie et quelques localités du pays des Chaouis, presque aucun Algérien ne veut que ses enfants apprennent la langue de Matoub Lounès.

La presse et les réseaux sociaux révèlent souvent des cas de rejet de tamazight dans les rares écoles qui assurent l’apprentissage de tamazight. Le dernier cas en date, la semaine passée, à Blida, des parents d’élèves avaient exigé que leurs enfants soient dispensés de cours de tamazight. Certes, ces parents ont le droit de refuser à leurs enfants une langue qui n’est pas la leur, mais ils doivent aussi accepter le choix des Kabyles qui sont obligés d’apprendre l’arabe et uniquement l’arabe depuis 1962.

Ces parents de Blida ignorent-ils qu’au soir du premier novembre 1954, lorsque les Kabyles avaient déclenché la guerre de libération personne, absolument personne dans leur ville, n’était au courant de cette guerre ?
150 maquisards de la région de Makouda au nord de Tizi Ouzou et de Boughni et Draa El Mizan, au sud de Tizi Ouzou, ont été conduits par Ouamrane et ont attaqué plusieurs postes de polices et de casernes militaires à Blida, pour marquer le début de la guerre.

Durant toute la guerre de libération, les montagnes de Chréa à Blida ont été peuplées de combattants kabyles. Cette région était une base arrière de Krim Belkacem. C’est à partir de Chréa d’ailleurs que les chefs historiques, dont Abane Ramdane, sont partis organiser le congrès de la Soummam en Kabylie pour édifier l’Etat algérien. Les habitants de la région de Blida ne savaient même pas ce que faisaient les Kabyles dans leurs montagnes et d’ailleurs ils étaient presque tous avec l’armée française. En un mot, il est temps de tracer des frontières entre la Kabylie et l’Algérie. C’est inévitable.

Nadir S

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