Pressions, racisme et rejet des Kabyles émigrés en Algérie

Madame Mahtout Chafika refuse de porter le voile ismamique en Algérie
Madame Mahtout Chafika refuse de porter le voile ismamique en Algérie

ALGERIE (TAMURT) – L’enseignante, Madame Mahtout Chafika, originaire de Kabylie (Tizi-Ouzou), enseigne dans une école primaire à Biskra (Algérie), elle ne porte pas le voile islamique. Elle a été convoquée récemment par la directrice de son école et menacée d’expulsion pour avoir refusé de porter le voile au sein de l’établissement.

A cause de ce refus du voile islamique, elle subie des pressions, des insultes et humiliations de la part de la directrice, de ses collègues et des élèves. Les responsables locaux de l’Education n’ont pas soutenu cette enseignante, malgré toutes ses plaintes et les injustices qu’elle a subies. La directrice s’est acharnée sur elle: ponction sur salaire injustifiée, blâme ajouté à son dossier. Madame Mahtout Chafika a alerté le corps des enseignants ainsi que l’opinion publique sur sa situation qui ne cesse de se détériorer avec la programmation de son passage en conseil de discipline et la menace de licenciement ou de mutation qui pèse sur elle.

Rappelons qu’en Algérie les directeurs d’écoles font de leurs établissements un terrain de luttes idéologiques. Le cas de cette Dame n’est pas le seul, de nombreux kabyles émigrés en Algérie subissent le même sort, la majorité d’entre eux acceptent ces obligations et ce mode de vie imposé dans ces villes arabes algériennes. Les exemples de résistance comme cette Dame sont rares.
C’est son travail qui l’a poussée à migrer vers Biskra, si elle rentre dans son pays en Kabylie elle perdrait son travail car non seulement l’état colonial arabe algérien interdit tout investissement public ou privé en Kabylie mais il sabote toutes les activités économiques existantes.

Ce que cette femme subit nous le subiront tous en Kabylie car nous somme sous la domination et la colonisation arabo-algérienne.
Les Kabyle sont considérés par les Algériens comme étant des juifs, des mécréants, des zouafs et désignés comme le parti de la France. Les drapeaux amaziɣ et Kabyles sont strictement interdits en Algérie, les détenteurs de ces drapeaux sont souvent arrêtés et emprisonnés.
Sur les réseaux sociaux les internautes kabyles ont condamné ce racisme anti kabyle et ont manifesté leur soutien à cette femme qui a le courage de résister contre les fondamentalistes chez eux sur leur propre terrain.

Seule l’unité du peuple kabyle pour construire son propre Etat indépendant, laïque et social garantira à ses enfants un avenir de paix et de prospérité et les protègera de ce fanatisme moyen âgeux.

Yuva Dah
membre du Haut Conseil à la Diaspora Kabyle (HCDK-URK)