Les étudiants ont marché de nouveau à Tizi Ouzou

Marche des étudiants à Tizi
Marche des étudiants à Tizi

KABYLIE (TAMURT) – Des milliers d’étudiantes et d’étudiants ont encore marché dans la ville de Tizi Ouzou en ce mardi 11 février 2020 pour dénoncer le maintien du même système politique qui dirige l’Algérie depuis 1962 et pour exiger la libération de tous les détenus d’opinion.

C’est devant le campus universitaire de Hasnaoua, à mi-chemin entre l’ancienne et la nouvelle ville de Tizi Ouzou, que des centaines puis des milliers d’étudiantes et d’étudiants ont commencé à se rassembler en fin de matinée de ce mardi 11 février 2020. Plusieurs gros carrés se sont formés par la suite. Des dizaines de banderoles, où étaient transcrits l’essentiel des mots d’ordre de cette manifestation hebdomadaire de la communauté universitaire qui se tient depuis février 2019 à ce jour, y étaient brandies. Les manifestantes et les manifestants sont venus des différents campus dépendant de l’université Mouloud-Mammeri à l’instar de Boukhalfa, Tamda, Oued Aissi et Bastos. La marée humaine s’est alors ébranlée comme d’habitude vers le boulevard Lamali-Ahmed, parcouru de bout en bout avant de bifurquer vers le boulevard Abane-Ramdane, non sans marquer plusieurs haltes notamment au niveau du siège de l’ancienne mairie et actuel musée de la ville de Tizi Ouzou.

Après quoi, la manifestation a traversé sa dernière étape qu’est le boulevard Larbi-Ben-Mhidi qui aboutit sur le carrefour Matoub-Lounès, situé à l’entrée ouest de la ville de Tizi Ouzou. Comme chaque mardi, une ambiance festive a régné tout au long du déroulement de la manifestation des étudiants qui s’en sont pris à toutes les personnalités qui symbolisent le régime algérien, à commencer par le président Abdelmadjid Tebboune, auquel les marcheurs dénient le droit de parler en leur nom puisque dans toute la Kabylie, l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 n’a pas eu lieu. Les manifestants ont, en outre, scandé des slogans en faveur de la libération des détenus politiques dont Karim Tabou et Fodhil Boumala. Les manifestants se sont dispersés dans le calme une fois parvenus au point de chute de la marche en se donnant rendez-vous pour vendredi prochain.

Tarik Haddouche