Bgayet et Tizi Ouzou : des marches et des interrogations

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Le Hirak en Kabylie
Le Hirak en Kabylie

KABYLIE (TAMURT) – Hier Encore, des dizaines, voire de centaines, de milliers de citoyens ont marché dans les chefs-lieux des wilayas de Bgayet, Tizi Ouzou et Bouira pour la énième fois depuis le 19 février 2019. Il s’agit, en grande majorité, de citoyens sincères et honnêtes qui veulent un véritable changement.

Les manifestants, dans leur grande majorité sont les enfants du peuple qui ont été des victimes directes ou collatérales du détournement de l’indépendance algérienne après 1962 par Ahmed Ben Bella et ses comparses. Ils marchent pour exiger le départ de tout un système qui a pulvérisé un pays aux richesses multiples devenu un désert économique. Les manifestants, malgré plusieurs expériences du passé ayant déçu, entretiennent un immense espoir. Ils veulent voir se réaliser ce qui n’a pas pu être concrétisé depuis des décennies avant que la ruine ne frappe le pays et que la sale besogne ne soit achevée avec le « travail » de destruction massive mené, pendant vingt ans, par un certain Abdelaziz Bouteflika et son frère Said et de tous les hommes qui étaient à la solde de ces derniers comme les deux anciens Premier ministre Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal qui croupissent actuellement à la prison d’El Harrach. Elle est donc légitime, cette mobilisation dans les grandes villes de Kabylie qui a été toujours un bastion du combat démocratique et contre la dictature du FLN.

Mais… Il y a un grand point d’interrogation sur la destination que pourrait prendre un tel mouvement qui est dépourvu d’objectifs clairs, de mots d’ordre précis mais aussi et surtout de représentants qui font l’unanimité parmi les manifestants, Cette lecture a été confirmée de manière indéniable ces derniers jours suite à la rencontre entre trois « symboles » de ce mouvement, à savoir Mustapha Bouchachi, Lakhdar Bouregâa et Samir Benlarbi avec le tristement célèbre ancien numéro deux du FIS-dissous Ali Belhadj. Certains observateurs ont beau défendre les trois premiers en leur conférant même les grandes vertus du dialogue sans exclusion, il n’en demeure pas moins qu’en Kabylie, s’acoquiner avec Ali Belhadj ne peut qu’être absurde pour ne pas dire synonyme de trahison.

Tourner en rond est ce qui semble arriver au mouvement en cours depuis février 2019. Mais il est fort à craindre que, quand le moment de la récolte arrivera, la Kabylie sera la plus grande perdante, comme en 1963, en 1988, en 2001… La vigilance doit être plus que jamais de mise car de nombreux indices plaident en faveur d’un autre échec recommencé.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. TOZ et RETOZ , c’est vrai il n’est pas défendu de réver , mais autant que vous et les autres les islamistes comme vous dite sont en Algérie aussi chez eux . le ffs et encore moins le rcd sont minuscule devant le GÉANT FIS les prochaines election libre dans une Algérie Démocratique vous le prouveront , a moins que comme en 92 vous allez baisser vos pantalons en suppliants les criminels généraux nezar , touati , toufik , lamari 1 et 2 , larbi belkhir et en faisant démissionner le président Chadli qui était prêt a cohabiter avec le vainqueur ; vous avez gagner quoi ? des morts par centaines de millier , des disparus aussi par centaine de millier ,et aujourd’hui l »alcool la prostitution , la cocaine et d’autres drogues font des ravages dans la jeunesse , aussi ceux qui veulent au prix de leur vie quitter le pays par n’importe quel moyen les Haragas . VOUS VOUS ETES TROMPE DE PAYS . VOUS VOUS ETES TROMPE DE PEUPLE . ALLAH YANA3LKOUM …VOUS VOUS QUI VOULEZ DÉTRUIRE L’ALGERIE

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