Coronavirus en Kabylie, les médecins tirent la sonnette d’alarme

CHU Tizi Ouzou
CHU Tizi Ouzou

KABYLIE (TAMURT) – LE peu de structures sanitaires dont dispose la Kabylie est scandaleux. À travers toute la Kabylie, les médecins et les infirmiers crient à qui veut les entendre qu’ils ne disposent d’aucun moyen, ni humain ni matériel, afin de faire face à la pandémie du coronavirus.

La situation est alarmante en Kabylie, d’autant plus que le nombre de personnes touchées par ce virus ne cesse d’augmenter. 5 personnes ont déjà trouvé la mort dans des cliniques devant les regards impuissants des médecins qui ne peuvent rien faire. Ni masque, ni salles de réanimation, ni gants, ni gel désinfectants, ni aucun moyen de prise en charge ne serait-ce qu’une centaine de patients. « On ne peut rien faire. Je demande juste aux citoyens de rester chez eux pour limiter les dégâts », nous avoue avec amertume un médecin au CHU de Tizi Ouzou. Selon ses dires, le pire est à venir « et personne ne sait combien de victimes seront emportées par le COVID-19 », regrette notre interlocuteur.

Pourtant la sonnette d’alarme a été déjà tirée depuis longtemps, mais le pouvoir algérien a toujours fait la sourde oreille et préfère construire des mosquées. La colère et l’inquiétude s’emparent de tous les Kabyles. Ce que tout le monde redoutait arriva. À quel saint se vouer ? À quelle porte frapper ? Les Kabyles découvrent que le régime algérien n’a rien fait pour le peuple. Les seuls soucis des décideurs étaient toujours les élections, construire des mosquées, surveiller les activistes politiques. Le secteur de la santé, comme celui de l’éducation d’ailleurs, est complètement banni.

Nadir S.