Iflissen, foyer du coronavirus en Kabylie

Pandémie du COVID-19
COVID-19

IFLISSEN (TAMURT) – Située à environ 50 km au nord de la ville de Tizi Ouzou, la commune d’Iflissen, entre Tigzirt et Azzefoun, est la localité la plus touchée en Kabylie par le COVID-19.

Deux personnes âgées ont déjà trouvé la mort pour avoir contracté ce virus. La première victime est du village Iknache et la seconde du village mitoyen, Aït Youcef, dans la commune maritime d’Iflissen. Plusieurs autres villageois de cette même commune, qui compte 40 villages et 15 OOO habitants, sont testés positifs, notamment aux villages Tizi-N-Temlalte, Iguer Thala et Thaksebt. D’après un habitant de la région, c’est un citoyen atteint de ce virus, venu de la région de Blida pour assister à un enterrement récemment au village Iknache, qui a propagé ce virus à Iflissen. Face à cette situation inédite, les comités de villages ont pris la chose en main en gérant strictement le confinement, ce qui semble déjà freiner la propagation du COVID-19 à Iflissen.

Les villageois d’Iflissen sont mobilisés comme un seul homme et s’organisent de manière magistrale pour gérer la situation. Ils gèrent le confinement, le trafic automobile, les campagnes de désinfection, achats de denrées alimentaires, aides aux personnes malades et âgées, aides aux personnes touchées par le virus, etc. Quant aux autorités algériennes, personne n’est venu en aide à la population. D’ailleurs, des villageois ont invité gentiment les gendarmes à rester à l’écart et n’ont aucunement besoin de leurs services. « A iflissen nous n’avons ni terroristes, ni voleurs, ni trafiquant de drogue ni rien. On a besoin de médecin d’un hôpital, d’une unité de la protection civile et non de gendarmes qui surveillent les militants politique », nous a déclaré au téléphone un habitant d’Iflissen qui a pris attache avec notre Rédaction.

Notons qu’un père de famille de 46 ans de la commune d’Iflissen a trouvé la mort après avoir chopé le coronavirus dans la région parisienne en France. IL est d’ailleurs enterré en France puisqu’il est impossible de transférer sa dépouille en Kabylie.

Nadir S.