Kabylie : la police politique ordonne aux chefs de daïras d’écarter les comités de villages

La reression en Kabylie
La reression en Kabylie

KABYLIE (TAMURT) – L’implication directe des comités de villages et de quartiers en Kabyle dans la gestion efficace de la pandémie sanitaire qui secoue le monde n’est pas du goût des décideurs algériens.

La police politique vient de donner des ordres stricts aux chefs de daïras d’écarter les comités de villages, et même les maires et les élus locaux. Ainsi, une note de la Sécurité militaire exige que tous les déplacements doivent être autorisés par les chefs de daïras. Un couvre-feu est imposé en Kabylie et même les maires et les élus locaux ne peuvent rien faire ni même se déplacer sans l’autorisation des chefs du daïras, comprendre les sous-préfets, qui sont à vrai dire des capitaines de la sécurité militaire dans les sous-préfectures Kabyles.

Pourtant les autorités algériennes n’ont rien fait, du moins en Kabylie, pour alléger cette crise. Les Kabyles sont organisés de manière exceptionnelle au monde et gèrent de manière magistrale toute la Kabylie. Les comités gèrent le confinement, les campagnes de désinfection, les soins, les couffins alimentaires, les malades, etc. Les Kabyles installés à l’étranger se sont même mis de la partie et envoient des milliers d’euros pour les familles nécessiteuses. On vient d’apprendre que les habitants de la région de Tigzirt, localité très touchée par le virus coronavirus au nord de Tizi Ouzou, sont sur le point d’acheter avec leurs propres moyens financiers du matériel pour leur clinique à coup de millions afin de faire face à cette pandémie.

De ce fait, les comités de village sont dans le viseur des autorités coloniales algériennes. Tous les Kabyles, toutes tendances politiques confondues, se sont mis derrière leurs comités de villages comme seule autorité légitime, alors que les autorités algériennes sont rejetées de toutes leur force.

Nadir S.