Il y a 33 ans, Ali Mécili fut assassiné par la sécurité militaire algérienne

Recueillement sur la tombe d'Ali Mecili, Pere-Lachaise, Paris
Recueillement sur la tombe d'Ali Mecili, Pere-Lachaise, Paris

ALGERIE (TAMURT) – L’avocat Ali Mécili, homme de confiance et bras droit de Hocine Aït Ahmed, a été assassiné par la sécurité militaire algérienne, le 7 avril 1987 à Paris. Un gérant d’une maison close à Pigalle, au nom de Abdelmalek Amellou, était chargé et payé pour l’exécuter.

La justice française n’a pas cherché à comprendre, le tueur a été expulsé illico presto vers Alger. Il n’a jamais été jugé ni inquiété, à ce jour. Ali Mécili dérangeait le pouvoir algérien. Il était à la tête de la nouvelle génération de militants kabyles qui avaient mené les événements d’avril 1980, comme Said Sadi, Ferhat Mehenni, etc. Même à partir de l’exil, il dirigeait les mouvements de protestation et a joué un rôle de premier plan dans la création de la première Ligue des droits de l’Homme en Algérie.

Ali Mécili consacrait tout son temps à la lutte et surtout à la revendication identitaire. Né à Kolea, non loin d’Alger, ses parents sont de Djemaa Saharidj, région de Mekla à Tizi Ouzou, et étaient chrétiens catholiques de confession. Il avait pris les armes durant la guerre de libération et avait fondé le FFS en 1963 avec Aït Ahmed. D’ailleurs, ils ont été arrêtés ensembles. En 1966, après sa libération de la prison, Ali Mécili avait rejoint Aït Ahmed en exil où il a été tué.

Nadir S.