Des Kabyles au secours des habitants de Blida

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Blida
Blida

BLIDA (TAMURT) – Le premier novembre 1954, le colonel Ouamrane, avait conduit 150 combattants Kabyles pour déclencher la guerre de libération dans la Mitidja. Ils étaient tous des Kabyles des localités de Boghni, Draa El Mizane, de Makouda et de Mizrana, dont l’âge ne dépassait pas 20 ans, pour la plupart.

Aucun habitant de Blida ou de toute cette région n’avait pris part aux attaques des combattants kabyles contre les casernes de l’armée française. Aucun habitant de cette région n’était informé du déclenchement de cette guerre. Une guerre que les militants du parti politique kabyle, le PPA, avait préparée depuis 1945. Durant toute la guerre de libération, plus de 7 ans, des milliers de Kabyles ont laissé leurs vies dans la Mitidja. Abane Ramdane a fait des montagnes de Chréa, à Blida, sa base arrière.

En 2020, un autre ennemi sévit dans la région de Blida. Cet ennemis invisible s’appelle le coronavirus. Les habitants de ce département sont livrés à eux-mêmes. L’Etat, algérien les a abandonnés à leur propre sort. Encore une fois, les Kabyles viennent à leur rescousse, même si eux aussi font face les mains nues à ce virus. Des villageois de Tuviret et de Vgayet ont déjà envoyé des denrées alimentaires vers la ville de Blida. Certes, ce n’est pas en grande quantité, mais il semble que les Kabyles soient les seuls à manifester leur solidarité sur le terrain envers les habitants de Blida. D’autres actions de solidarités sont en préparation en Kabylie pour venir en aide aux familles nécessiteuses du département de Blida le plus touché par le virus mortel du covid-19. Des appels de détresse ont été lancés par les habitants de Blida et n’ont trouvé aucun écho de la part des autorités. Pourtant, c’est à partir de l’aéroport militaire de Blida, que des avions pleins de médicaments et de produits alimentaires de premières nécessités décollent vers les camps des réfugiés du Polisario.

Les décideurs et les militaires algériens ont complètement abandonné le pays et se livrent à des batailles féroces et mortelles pour le contrôle de l’armée et des recettes pétrolières.

Nadir S.

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