Déclarations de Kamel Daoud: vague d’indignations en Kabylie

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Kamel Daoud
Kamel Daoud

KABYLIE (TAMURT) – Les dernières déclarations sur la Kabylie, faite par l’écrivain-journaliste Kamel Daoud, dans son article écrit en guise d’hommage au chanteur Idir, ont provoqué une vague d’indignations en Kabylie. De nombreux écrivains et militants ont dénoncé les affirmations de l’auteur de « Meursault, contre-enquête».

L’une des personnalités à avoir réagi est Rachid Oulebsir, écrivain et éditeur qui, sous le titre de « le bon Kabyle selon Kamel Daoud », souligne « Je viens de lire la sortie de Kamel Daoud après le décès du chanteur Kabyle Idir, Daoud voit dans Idir l’exemple parfait du  »Bon Kabyle  » qui s’occupe de sa guitare et pas de politique ! ». Rachid Oulebsir enchaine : « Kamel Daoud vient d’ouvrir le bureau de délivrance des certificats de bonne « Algerianité » d’où sont exclus toutes celles et tous ceux qui manifesteraient une quelconque accointance avec ce qu’il appelle la famille identitaire qu’il aligne sur la famille révolutionnaire légitimiste et la famille islamiste criminelle ».

De son côté, le romancier-journaliste Tahar Ould Amar (auteur du roman « Bururu » a souligné, en guise de réaction aux dires de Kamel Daoud : « Oui, la Kabylie est sublimée. Mais elle n’est ni haine ni vanités reconverties en radicalités. Le « ghetto » est juste un fragment, pas des moindres, de votre algérianité claironnée. Cependant, je me joins à votre prière : puissions-nous un jour guérir comme Idir ».

De son côté, l’intellectuel et journaliste Amar Nait Messaoud réplique en soulignant : « Si j’ai une réserve à émettre au sujet de l’article de K. Daoud, c’est bien cette façon un peu trop facile de créer l’amalgame dans ce qu’il appelle les radicalités, les monopoles, l’accaparation , en en citant une série: la famille révolutionnaire , les enfants et les petits enfants de chouhadas et de moudjahidine,… et ceux qui ont tenté de définir l’amazighité par l’exclusivité, la famille identitaire, celle qui croit que les racines sont aussi un monopole pour fonder une supranationalité, une algérianité meilleure que celle des autres, une caste ou une race ». Pour Amar Nait Messaoud, « Si Daoud croit avoir décelé quelque part ce genre d’attitude ou de philosophie, lui, l’intellectuel averti, est censé savoir que c’est là une minorité écrasée par la culture et l’engagement de Idir au beau visage qui fait l’effet de la mer calme e voyageuse, pour reprendre les termes de Daoud ».

Des centaines d’autres réactions n’ont pas tardé à pleuvoir, à Bgayet, Tizi Ouzou et Bouira, après les déclarations faites par Kamel Daoud qui compte pourtant de nombreux lecteurs aussi bien de ses romans que de ses chroniques à l’époque où il signait au « Quotidien d’Oran ».

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. « -En premier, il convoque l’islamisme qui compte à son actif plus de 200 000 morts et tue encore. »
    Erreur ces victimes, bien plus nombreuses, sont le fait des seuls généraux issu du clan du FLN corrompu et injuste imposé en 1962 par les armes et par le sang. Ils ont fait un nouveau putsch en 1992 interrompant les élections et déclarant la guerre aux civils pour maintenir leur dictature sur le pays et poursuivant sa destruction et celle de son peuple. Soyons juste et précis.

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