Le HCA, Tamazight et la nouvelle Constitution

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HCA amazighe
HCA amazighe

KABYLIE (TAMURT) – Le Haut-commissariat à l’Amazighité (HCA), institution-alibi, dont se sert le pouvoir algérien pour contenir la verve militante amazighe en Algérie et tenter de détourner et noyer les vraies questions ayant trait à la promotion de l’amazighité, vient de sortir de son mutisme dans le sillage de la soumission à débat du projet de la nouvelle Constitution.

C’est donc juste pour la forme que le HCA s’exprime sur la question en campant, tel qu’il se doit, son rôle de faire-valoir d’un pouvoir éternellement en quête de légitimité. Dans cette nouvelle sortie médiatique, le Haut-commissariat à l’Amazighité a « plaidé en faveur d’un positionnement de tamazight dans la nouvelle Constitution comme une « disposition intangible qui ne peut faire l’objet de révision à l’avenir ». Cette institution, qui a observé un silence complice quand les détenteurs du drapeau amazigh se faisaient arrêter et emprisonner en Algérie, a ajouté : « pour prémunir les générations montantes des pièges liés à des conflits en rapport à l’identité, à la discrimination, à la marginalisation et au discours de la haine et tenir les langues nationales loin des tiraillements politiques, le HCA plaide pour le positionnement de tamazight dans la Constitution comme une disposition intangible qui ne peut faire l’objet de révision à l’avenir ». Cette institution rattachée à la Présidence de la République, boudée par la majorité des chercheurs et universitaires spécialisées dans l’amazighité, a soumis hier « sa contribution écrite » au Comité d’experts chargé par « le Président de la République d’élaborer un texte consensuel, dans le cadre de la consultation autour du projet de la révision de la Constitution ». Le HCA s’est même félicité de ce qu’il qualifie pompeusement « d’approche participative ». Les responsables du HCA ont précisé que dans cette initiative, ils se sont limités à leur champ d’action « en se référant au socle d’enracinement historique et social commun aux Algériens et à l’unité de la Nation forte de sa diversité ».

Il faut noter en outre que la requête du HCA est focalisée sur ce que cette institution appelle « la redéfinition de l’appartenance de notre pays dans le texte du préambule, (histoire et géopolitique), du principe de l’équité constitutionnelle qui affirme que tamazight est une constante de la Nation aux côtés de l’islam et de la langue arabe et de l’exigence de la création d’un Haut Conseil à l’Amazighité ». Le HCA a ajouté en précisant que : « Sceller tamazight dans la Constitution, signifie une réappropriation historique, résolue et franche d’un héritage foncièrement authentique qui nous invite à nous référer à l’Histoire lointaine et à nous inspirer avec fierté des faits marquants de la résistance et de la quête de la liberté dont la terre algérienne a été le théâtre depuis des millénaires ». Les responsables du HCA écrivent cela au moment où, plus de quatre ans après que la langue tamazight soit devenue langue officielle dans la Constitution algérienne, aucune action concrète n’a été entreprise sur le terrain afin de conférer un prolongement réel et palpable à ladite officialisation.

Sur le terrain et dans toutes les institutions étatiques, la langue arabe continue d’être la seule langue nationale et officielle dans tout le pays, y compris en Kabylie, bastion et berceau du combat identitaire amazigh. Quant à l’enseignement de la langue tamazight, il n’est également assuré que dans la région kabyle. Ailleurs, il ne semble être qu’une utopie. Les responsables du HCA sont les premiers à connaitre cette réalité. Mais ils la cachent pour bien assurer leur rôle pour lequel ils sont d’ailleurs très bien rémunérés.

Tarik Haddouche

8 COMMENTAIRES

  1. « Tamazight …Dispositif intangible ….pour prémunir les générations … les discours de haine …identité blabla etc…  » dixit le HCA relooké pour la nouvelle Constitution Tebboune . Encore faudrait il donner aux deux langues taaravt et tamazight soit disant égales officiellement en statut , les mêmes possibilités de développement .Sans oublier sûr les mêmes moyens financiers et de formations nécessaires plus l’obligation pour les arabisés d’apprendre notre langue puisque eux nous oblige à étudier la « leur », ce qui bien sûr de . Les promesses politiques n’engagent que ceux qui y croient !

  2. La seule et valable réplique et gifle à donner à ces truands et voleurs d’Histoires des peuples d’Afrique du nord est de RÉPLIQUER PAR UNE CONSTITUTION KABYLE stipulant que l’Afrique du nord DONC LA KABYLIE SONT DES TERRES AMAZIGHS !! Ils ont le culot d ecrire  »terre arabe … » dans le préambule ALORS AYONS CE DROIT ET LEGITIME VÉRITE de leur répliquer que cette TERRE EST AMAZIGHE POUR L ETERNITÉ.

  3. Je ne me souviens que nous ayons écrit notre constitution en Tamazgha.
    Serait il temps de l’écrire ?
    J’invite les mouvances indépendantistes Imaziren a y consacrer leur énergie.
    Ceci, bien évidement en y faisant participer la population pour sa rédaction.

  4. Une bonne Mystification! Ce n’est pas un « Héritage », Thamazight est le present des Kabyle que l’Etat arabe veut minoriser, donc c’est le triptyque hypocrite qui sert de cheval de Troie pour minoriser l’identité ancestrale, qui est une réalité primaire sin qua non. Ce n’est pas objectivité ni justice encore moins justesse que de mettre sur le meme palier l’islam et l’arabisme avec Thamzgha. Bien avant la naissance de l’islam, qui sert à arabiser, le peuple Amazigh était là. Une identité s’exprime naturellement et ne peut etre fruit de compromis. Les textes constitutifs de l’Algérie arabe sont clairs, ils passeisent la notion de Thamzgha et actualisent l’arabisation et la fatalité islamique. Si bien que les valeurs Amazighs que sont la liberté, l’Arache comme système organisationnel, et séparation nette entre religion et politique, sont simplement honis. Nous miroiter que « l’Etat arabe nous promettrait qu’il ne dégraderait pas Thamazight de son positionnement- c’est à dire invité chez soi- est simplement nous gérer comme si nous étions des bets, en effet, un dicton Kabyle dit grosso-modo ceci » brutaliser l’animal pour de l’hèrbe pour qu’il puisse oublier l’odeur de l’orge ».

  5. Cette organisation qui nous vendait le thamazight en caractères arabes fait plus qu’en Afrique du sud où l’apartheid laissait le droit aux Zoulous de pratiquer leur langue. Un KDS veut d’abord plaire aux monarchies arabes lesquelles le renvoient à sa nature de schizophrène.
    Les voilà encore avec la dance du ventre: arabisez vous un tantinet sous l’hymne officiel de l’Egyptien. Leur peur c’est un Etat fruit du vrai peuple qui parle sa propre langue donc qui n’est pas sujet mais citoyen. Tant qu’ils gardent la relation demandeur/octroyant ils sont certains d’occuper le pouvoir.
    On s’en fiche que l’État arabe intègre son agrémentation- th amazigh domestiquée- dans son saladier. On nous reconnaîtra la langue amazighe dans un État arabe. Donc comme un marchand de fruits qui pour liquider ses pommes de terre germées les vendent avec des courgettes. « L’État arabe vous garantit que tamazight sera toujours à sa place, en dessous de l’islam et de l’État arabe ». Vous pouvez en faire ce que vous voudrez avec votre tamazighte domestiquée, nous bâtirons un État amazigh, Kabyle Azwaw. Ce qui est diamétralement different. Plutôt que vos pommes pourries en esclaves valent mieux les orties piquantes et les glands mais en liberté

  6. Que dit ce HCA traitre du passage  »TERRE ARABE » du préambule ???

    Ils sont à l’aise dans cette tryptique ISLAMITE ARABITE ET amazighité ?

    Bande de VENTRUS sans dignité

    Vivement l indépendance totale de la Kabylie.

  7. Les Constitutions, Chartes, Textes juridiques ou jurisprudentiels et / ou autres écrits ou décrets ne valent rien et ne passent pas devant ces Généraux criminels et mafieux, qui sont les vrais détenteurs du pouvoir, et qui se considèrent comme les propriétaires uniques et exclusifs de ce pays, et se croient fondés à y faire ce qu’ils veulent…. Pour ces Généraux dominants, dominateurs et hégémoniques, ces textes sont relèvent de la tromperie, de ‘ la ruse ‘ … associée à la ‘ force ‘ !

    Il n’y aura ni Tamazight, ni pluralisme, ni libertés, ni paix, ni justice, rien, oulech, niet, tant que ce Régime dictatorial, militaire et mafieux (clanique) préside aux destinées de ce pays….

    C’est dire que la ‘ question fondamentale, principale, primordiale, première, générale et globale ‘, c’est la ‘ question du pouvoir ‘…. ce pouvoir dictatorial, militaire, assassin, prédateur, illégitime depuis 1962, fondé sur ‘ la ruse et la force ‘, reposant sur un ‘ trépied ‘( la Police politique secrète, dominante/dominatrice + La propagande dominante + l’Idéologie dominante )…. Tant que ce Pouvoir dictatorial militaro-mafieux est là, rien n’est possible ! Donc, le vrai combat, c’est le combat direct, farouche et frontal, pacifique et civique contre ces Généraux criminels, dominateurs et spoliateurs. Ceci est le positionnement politique oppositionnel… Quant à ‘ l’agitation ‘ idéologique , identitatariste et culturaliste, elle est instrumentalisée dans le but de diviser-séparer-isoler, élever les uns contre les autres, jouer tels contre tels… afin de favoriser l’éparpillement, le morcellement, la dispersion des voix contestataires, dans le but de parvenir à la ‘ division totale ‘ , la division qui renforce et garantit la prolongation de ce Régime dictatorial infernal et abominable…

    Quant à ce HCA et ces Associations-relais, ces partis-satellites, ces médias-propagandistes, ils ont été crées par la Police secrète de cette Junte militaire… et roulent pour cette Junte militaire !

    Lire : ‘ La question du pouvoir en Algérie ‘, thèse de III° cycle, de A. YEFSAH, Université de Paris-X – Nanterre, 1985

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