Propos haineux contre tamazight : Salah Belaid limogé

Salah Belaid, président du conseil superieur de la langue arabe (CSLA)
Salah Belaid, président du conseil superieur de la langue arabe (CSLA)

KABYLIE (TAMURT) – Salah Belaid a été officiellement limogé de son poste de président du Haut Conseil à la langue arabe après avoir tenu des propos haineux contre la langue tamazight. Bien que kabyle, Salah Belaid a toujours nié « fièrement » ses origines et son identité berbères en faisant preuve d’une hostilité assumée à l’égard de la langue de ses ancêtres qu’il a méprisée plus d’une fois et qu’il a tenté de combattre à sa manière.

Les réactions suite à l’annonce du limogeage de Salah Belaid ont été unanimes. La majorité des personnes ayant réagi à la sanction prononcée contre Salah Belaid ont estimé qu’il s’agit d’une décision bien « méritée » de quelqu’un qui ne ratait jamais l’occasion d’exprimer son hostilité à l’égard de la langue tamazight. Selon des personnalités ayant connu de près Salah Belaid, ce dernier ne cachait guère ses positions anti-tamazight quand il discutait en aparté avec eux. Il faisait preuve d’un excès de zèle qu’il exhibait face à ses interlocuteurs quand il s’en prenait à la langue tamazight qu’il ne considérait même pas comme sienne bien qu’étant sa langue maternelle, puisqu’il est kabyle, du moins d’origine kabyle, puisqu’il n’assume plus cette appartenance.

Un journaliste nous a confié qu’une fois, Salah Belaid, à qui on avait tendu un livre écrit en tamazight et où il y avait les chiffres amazighs a commenté avec ironie : « Ces chiffres ne sont même employés dans les écoles ! ». Personne parmi les présents n’a jugé utile de répondre à Salah Belaid suite à cette incartade car ils connaissaient tous à quel point ce personnage pouvait se montrer servile pour sauvegarder son poste dont le salaire est astronomique sans compter les privilèges y afférents.

Suite aux dernières déclarations de Salah Belaid au sujet de la langue tamazight, des enseignants de l’université « Mouloud-Mammeri » de Tizi Ouzou, où a enseigné le même Salah Belaid avant d’être désigné par Bouteflika président du Haut Conseil à la langue arabe, ont rappelé les frasques de ce kabyle de service à l’époque où il y travaillait. En s’en prenant à la langue tamazight pour la énième fois, Salah Belaid escomptait plaire aux nouveaux maitres du moment. Mais, c’est l’effet inverse qui s’est produit en fin de compte.

Surtout, il ne faut pas s’étonner si demain le même Salah Belaid se mettrait à « défendre » tamazight car ce genre d’énergumènes n’hésitent pas à retourner leurs vestes dès qu’ils constatent que la direction prise par leur opportunisme n’apporte plus de fruits.

Tarik Haddouche