Propos haineux contre tamazight : Salah Belaid limogé

3
Salah Belaid, président du conseil superieur de la langue arabe (CSLA)
Salah Belaid, président du conseil superieur de la langue arabe (CSLA)

KABYLIE (TAMURT) – Salah Belaid a été officiellement limogé de son poste de président du Haut Conseil à la langue arabe après avoir tenu des propos haineux contre la langue tamazight. Bien que kabyle, Salah Belaid a toujours nié « fièrement » ses origines et son identité berbères en faisant preuve d’une hostilité assumée à l’égard de la langue de ses ancêtres qu’il a méprisée plus d’une fois et qu’il a tenté de combattre à sa manière.

Les réactions suite à l’annonce du limogeage de Salah Belaid ont été unanimes. La majorité des personnes ayant réagi à la sanction prononcée contre Salah Belaid ont estimé qu’il s’agit d’une décision bien « méritée » de quelqu’un qui ne ratait jamais l’occasion d’exprimer son hostilité à l’égard de la langue tamazight. Selon des personnalités ayant connu de près Salah Belaid, ce dernier ne cachait guère ses positions anti-tamazight quand il discutait en aparté avec eux. Il faisait preuve d’un excès de zèle qu’il exhibait face à ses interlocuteurs quand il s’en prenait à la langue tamazight qu’il ne considérait même pas comme sienne bien qu’étant sa langue maternelle, puisqu’il est kabyle, du moins d’origine kabyle, puisqu’il n’assume plus cette appartenance.

Un journaliste nous a confié qu’une fois, Salah Belaid, à qui on avait tendu un livre écrit en tamazight et où il y avait les chiffres amazighs a commenté avec ironie : « Ces chiffres ne sont même employés dans les écoles ! ». Personne parmi les présents n’a jugé utile de répondre à Salah Belaid suite à cette incartade car ils connaissaient tous à quel point ce personnage pouvait se montrer servile pour sauvegarder son poste dont le salaire est astronomique sans compter les privilèges y afférents.

Suite aux dernières déclarations de Salah Belaid au sujet de la langue tamazight, des enseignants de l’université « Mouloud-Mammeri » de Tizi Ouzou, où a enseigné le même Salah Belaid avant d’être désigné par Bouteflika président du Haut Conseil à la langue arabe, ont rappelé les frasques de ce kabyle de service à l’époque où il y travaillait. En s’en prenant à la langue tamazight pour la énième fois, Salah Belaid escomptait plaire aux nouveaux maitres du moment. Mais, c’est l’effet inverse qui s’est produit en fin de compte.

Surtout, il ne faut pas s’étonner si demain le même Salah Belaid se mettrait à « défendre » tamazight car ce genre d’énergumènes n’hésitent pas à retourner leurs vestes dès qu’ils constatent que la direction prise par leur opportunisme n’apporte plus de fruits.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. Chatillé vraiment ? Mais, le mal est déjà fait !
    Le DRS l’avait missionné pour déverser son venin , puis ‘ on ‘ qu’il a été révoqué. Une drôle d’histoire ! Plutôt de la diversion, une énième manipulation pour nous tromper et nous induire en erreur. Mais les militant.e.s averti.e.s et les s vrais opposant.e.s savent bien que ce Belaid, ces Sifaoui, Benzatat, Daoud, Othmane Saadi, Naïma Salhi et autres collaborateurs de cette Police politique manipulatrice et criminelle les a chargés spécialement dans le ‘ terrain idéologique ‘ qui suscite les affrontements, Les attaques, donc les divisions. … dans le but d’affaiblir le Mouvement populaire. ..

  2. Les envahisseurs font toujours t accomplir leurs basses oeuvres par des locaux à leur solde qui détestent leurs origines ou dont la cupidité dépasse l’entendement . Ces Kapos KDS style Belaïd à l’instar de ceux des camps de concentration de la seconde guerre mondiale sont plus zélés que leurs maîtres nazillons pan arabistes qui ne pourraient faire mieux . Tant qu’il y aura des hommes de ce genre la Terre risquera l’holocauste !

  3. Nous n’avons pas à devoir devenir arabes pour etre citoyens. C’est la condition sin qua-non pour entamer une éventuelle constitution. L’arabisation est le symbole de la dictature issue du coup d’Eta de 1962, qui avait pour objectif nazi celui d’en finir avec la culture ancestrale et lui substituer cette periphérie du Caire. Assumer le determinisme de la dictature comme valeur fondante de l’Algérie est une preuve de la vacuité de cette classe dirigeante/digérante. Un pays est son archétype, plus l’on arabise le pays plus ce dernier s’afaiblit au point d’avoir chaque contrée du pays subdivisées en fonction des rites islamiques qui s y sont imposés. L’identité n’est pas démocratique. Emblèmatique une déclaration de Ait Ahmed qui disait » que si nous avions insisté sur le caractère Amazigh de l’Algérie les autres régions auraient choisi le colonialisme ». Le choix
    civilisationnel est qualitif et l’ajout par addition de l’Amazighité au determinisme de l’Etat arabe et islamique ne change pas à sa nature. Les valeurs Amazighs n’ont rien à voir avec celles arabislamiques. Elle s’impose à ceux qui la vivent. De ce fait l’Etat est son expression, voilà pourquoi l’Etat arabe meme démocratique ne sera jamais représentatif de la personnalité et de l’identité Kabyle. Ceci n’est possible que lors que les memes Kabyles s’autocensurent pour que l’idée d' »unité » dans l’arabisation prendra place. Morale, l’identité est indivisible et une caractérisation d’un groupe. C’est comme le jour et la nuit. Si c’est x ce n’est pas y. S’il y a deux peuples qui pouvaient etre unis par additions de valeurs c’est bien les Juifs et les arabes, tous deux ont la meme racine culturelle et le socle religieux comme source, mais ne s’unissent pas dans un seul Etat parceque chaque peuple veut que ses propres specificités soient celles qui animent la cité. Pourquoi donc la Kabylie doive s’arabiser pour rentrer dans le moule arabe? La langue arabe belle soit elle ne peut etre langue d’Etat si ce dernier se dit représenter les Kabyles qui n’en veulent pas et donc chasser ce responsable de ce haut sommet de l’arabisme ne change rien vu que l’Etat dit la meme chose tous les jours aux enfants en imposant l’arabisation.

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici