Le Journal de Québec: « Les 40 ans du premier référendum: et si le Québec avait dit oui? »

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PRESSE (TAMURT) – Le 20 mai prochain, cela fera 40 ans que les Québécois ont majoritairement rejeté la souveraineté-association que leur proposait le premier ministre René Lévesque.  Notre chroniqueur Antoine Robitaille a interviewé de nombreux acteurs politiques au cours des dernières semaines. Jusqu’à mercredi prochain, il revisite cet événement et fait un peu de politique-fiction, en se demandant notamment comment un Québec indépendant aurait agi face à l’actuelle crise de la COVID-19.

Une question qui a aussi interpellé plusieurs de nos chroniqueurs, qui participent également à cette section spéciale dans laquelle Le Journal publie de nombreuses photos historiques.  

QUAND LA POLITIQUE-FICTION CRÉE DES MALAISES       

Les politiciens haïssent les questions hypothétiques, on le sait. Même celles sur le passé.

Ainsi, lorsque Le Journal leur a posé celles-ci : « Si le OUI avait gagné en 1980, à quoi ressemblerait le Québec aujourd’hui ? Dans la gestion de la pandémie par exemple, est-ce que ça aurait changé quelque chose? », on a eu d’abord droit à des silences.

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LÉVESQUE A PERDU, MAIS N’A PAS ÉTÉ «BRISÉ»     

Après les élections de 1970, René Lévesque déclarait que la défaite « avait l’air d’une victoire ». Le soir du 20 mai, il ne peut évidemment pas en dire autant. Au contraire, lui-même semble anéanti, devant deux femmes en noir sur la scène, Lise Payette et Corinne Côté-Lévesque.  

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RYAN, LE GAGNANT QUI FINIT PAR PERDRE     

S’il est facile de déterminer qui a perdu le 20 mai 1980, on ne peut en dire autant pour ce qui est du gagnant.  

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ON AURAIT PU CONTRÔLER NOS FRONTIÈRES…  

Est-ce que le Québec se serait mieux tiré d’affaire s’il avait été indépendant au moment de répondre à la crise inédite du coronavirus ? Posséder tous les leviers favorise généralement une meilleure gestion…  

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15 ANS DE PERTURBATIONS APRÈS LE NON DE 1980   

8 septembre 1980  

Échec d’une conférence des premiers ministres sur un projet de rapatriement constitutionnel.   

2 octobre 1980  

Trudeau dévoile son plan pour procéder unilatéralement au rapatriement. Des provinces s’indignent et portent l’affaire devant les tribunaux. La cour dira en septembre 1981 qu’Ottawa n’a pas besoin de l’unanimité pour procéder.   

13 avril 1981  

Le PQ est reporté au pouvoir et forme un gouvernement majoritaire avec 49,26 % des voix.   

4 novembre 1981  

À Ottawa, au terme de négociations, c’est la « Nuit des Longs Couteaux » comme on l’a appelée. Ottawa et 9 provinces s’entendent sur une constitution. Le Québec est isolé.   

17 avril 1982

À Ottawa, la reine Élisabeth II proclame la nouvelle Loi constitutionnelle.   

4 septembre 1984

Le Parti progressiste-conservateur dirigé par Brian Mulroney l’emporte après avoir promis de ramener le Québec dans le giron constitutionnel dans « l’honneur et l’enthousiasme ».   

2 décembre 1985  

Robert Bourassa ramène le Parti libéral au pouvoir à Québec.   

30 avril 1987  

L’Accord du lac Meech, un projet de réforme constitutionnelle, est conclu entre les premiers ministres. Mais il reste à être ratifié.   

15 décembre 1988  

La Cour suprême déclare inconstitutionnelles les dispositions de la loi 101 sur l’affichage unilingue français.   

22 décembre 1988  

Robert Bourassa protège la loi 101 avec la « clause nonobstant ». Ressac contre Meech dans le reste du Canada.   

22 mai 1990  

Lucien Bouchard démissionne de son poste de ministre et du caucus conservateur pour siéger en tant que député indépendant.   

23 juin 1990

Échec de l’accord constitutionnel de Meech en raison du refus de deux provinces, le Manitoba et Terre-Neuve, de le ratifier.   

24 juin 1990  

Jean Lapierre quitte le Parti libéral du Canada. Il se joint à Lucien Bouchard et à la coalition d’indépendants qui formeront le Bloc québécois.   

29 juin 1990  

Création de la commission Bélanger-Campeau sur l’avenir constitutionnel du Québec.   

26 mars 1991  

Bélanger-Campeau rejette le « statu quo » constitutionnel et suggère la tenue d’un référendum avant octobre 1992.   

28 août 1992  

Conclusion de l’Accord de Charlottetown entre Ottawa et les provinces, y compris Québec.   

26 octobre 1992  

L’accord est rejeté par référendum, le NON l’emporte avec 54,3 %.   

25 octobre 1993  

Les libéraux de Jean Chrétien accèdent au pouvoir à Ottawa. Le Bloc québécois de Lucien Bouchard forme l’opposition officielle.   

12 septembre 1994  

Le PQ de Jacques Parizeau prend le pouvoir avec 44,7 % des voix et avec la promesse de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec.   

30 octobre 1995

2e référendum. La question porte sur un nouveau partenariat « économique et politique ». Le NON, avec 50,58 % des votes, l’emporte de justesse. Le OUI obtient 49,42 % des votes.   

SEULS AUX COMMANDES  

Ce qui serait différent si le Québec était souverain pendant cette pandémie, c’est que notre premier ministre aurait pu coordonner seul, avec son équipe, notre réponse à la crise.  

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SI LE OUI AVAIT GAGNÉ…  

Nous commémorerons mercredi les 40 ans du premier référendum sur l’indépendance. Même si l’événement s’éloigne dans le temps, il demeure essentiel pour comprendre notre situation collective.  

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LE 51E ÉTAT  

Je n’ai pas connu l’effervescence du référendum de 1980.  

Mais j’ai grandi dans la foulée du climat social que celui-ci a créé, de cette réflexion incessante qui reléguait aux oubliettes ou presque bon nombre de débats.  

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LE CYCLE DES ÉCHECS  

En enclenchant le processus d’un référendum il y a plus de quarante ans, René Lévesque ne se doutait pas de la cascade d’événements qui suivraient. Une suite d’échecs du Québec dans sa volonté de s’affirmer. Des NON au Québec, des NON du Canada, des reculs, des déceptions.  

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JE T’AIME, MOI NON PLUS  

Les épisodes référendaires sont propices aux déclarations d’affection du Canada anglais à l’endroit du Québec.  

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LE QUÉBEC EST MÛR POUR UN NOUVEAU RENDEZ-VOUS AVEC L’HISTOIRE  

On s’en souvient trop souvent comme d’un échec, point à la ligne, mais derrière la campagne du OUI de 1980, il y avait le plus important mouvement social que le Québec avait vécu jusqu’alors, porté par une génération qui avait connu les progrès rapides de la Révolution tranquille et qui était restée sur sa faim. En quelques années seulement, des institutions modernes et laïques avaient pris le pas sur le clergé. À peine venait-on de s’accorder une citoyenneté qui nous était propre, la citoyenneté québécoise, qu’on souhaitait l’étendre aux minorités. On avait la confiance d’un peuple qui, apprenant à marcher, rêvait déjà de courir.  

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ET SI LE QUÉBEC ÉTAIT AUJOURD’HUI SOUVERAIN?  

Si le OUI avait gagné en 1980, à quoi ressemblerait le Québec aujourd’hui?  

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SI LE OUI AVAIT GAGNÉ  

Si le OUI avait gagné, le Québec et le Canada auraient poursuivi des chemins différents.  

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QUÉBEC-FICTION DE 1980 À NOS JOURS  

L’Histoire retient que 1759 à 1980 est désormais un interstice malheureux issu de la ruse et de la force.  

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LE JOURNAL DE QUÉBEC du 16 mai 2020

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