Tamazight : le HCA, institution fantoche

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Marche-des-Kabyles-pour-tamazight-le-11-décembre-2017
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KABYLIE (TAMURT) – Vingt-cinq années après avoir été créé (en juin 1995), le Haut-commissariat à l’Amazighité demeure une institution fantoche dépourvue de prérogatives et n’ayant aucun pouvoir. Le statut de cette institution fait d’elle une sorte d’association dont la mission se limite à organiser des activités commémoratives et à rédiger des déclarations pou supplier le pouvoir de généraliser l’enseignement de tamazight, entre autres.

C’est d’ailleurs ce que vient de faire, encore une fois, Assad Si El Hachimi, secrétaire général du HCA à l’occasion de la célébration du 25ème anniversaire de la création de cette institution. Pour rappel, le HCA a été fondé en juin 1995 après les négociations entre une aile du MCB, proche du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (MCB) d’une part et Ahmed Ouyahia d’un autre côté, qui était le représentant du pouvoir à l’époque. Des négociations qui avaient été qualifiées de haute trahison par les militants des autres tendances du mouvement berbère, faut-il le rappeler. Ces négociations ont eu lieu en février 1995 et elles ont abouti à des accords signés le 22 février 1995.

Après le passage de 25 années de la création officielle du HCA, cette institution n’a toujours aucun poids véritable. Ses responsables, principalement, son SG, passe son temps à prêcher dans un désert. Mais étant payé pour assumer cette tâche, Assad Si El Hachimi poursuit cette besogne inlassablement. Ce dernier vient encore une fois de lancer un autre appel désespéré en faveur la génération de l’enseignement de la langue tamazight dans les écoles algériennes. Mais il s’agit d’une déclaration vaine car tout le monde sait que généraliser l’enseignement de la langue tamazight dans toutes les écoles algériennes est une mission quasiment impossible pour une multitude raisons.

Mais Assad Si El Hachimi continue de faire mine que cette opération est applicable et qu’il suffit juste que le président de la République la décrète. Il s’agit tout simplement d’un leurre et de populisme auxquels personne ne croit vraiment, y compris les partisans les plus acharnés de cette généralisation impossible de l’enseignement de tamazight. Mais les responsables du HCA, pour bien justifier l’existence de cette institution et des milliards de centimes que cette dernières consomment annuellement sans ne rien apporter de concret à la promotion de l’Amazighité, doivent s’adonner de temps à autres à ce jeu médiatique ridicule mais nécessaire pour ce genre de structures.

Il s’agit, ni plus ni moins, que de préserver des privilèges et des avantages liés aux postes occupés dans les rangs de cette institution. Quant à tamazight, ceux qui travaillent concrètement pour sa promotion, on peut les retrouver partout ailleurs sauf au HCA, comme tout le monde le sait d’ailleurs.

Tarik Haddouche

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