Reprise des marches du vendredi à Bgayet et Tizi Ouzou ?

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Marche du hirak à Alger
Marche du hirak à Alger

KABYLIE (TAMURT) – De nombreux indices laissent croire que demain, les rues des villes de Bgayet et Tizi Ouzou vont renouer avec les marches du vendredi entamées depuis février 2019 et interrompues, en mars dernier, à cause de la pandémie de coronavirus. Pourtant, chaque jour, de nouveaux cas de malades atteints de cette maladie sont signalés un peu partout.

La reprise de ces marches serait motivée par la levée partielle des mesures de confinement en vigueur depuis le 7 juin dernier suite à une décision du gouvernement algérien qui semble ne plus pouvoir faire face aux retombées financières néfastes de la cessation de la majorité des activités sur le territoire national. Certaines langues laissent entendre que les marches en question pourraient revenir le 14 juin prochain avec l’entame de la deuxième phase de déconfinement mais d’autres parlent de la journée de demain.

En tous les cas, sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient en faveur de la reprise de ces marches dès demain. En outre, il faut rappeler que depuis quelques jours déjà, de nombreuses manifestations de rue ont déjà commencé à avoir lieu dans de nombreux chefs-lieux communaux aussi bien dans la wilaya de Bgayet, Tizi Ouzou qu’à Bouira. Hier d’ailleurs, c’est à Larbaa Nath Irathen qu’un rassemblement de citoyens a eu lieu à l’occasion du centenaire de la naissance de Abane Ramdane, assassiné en 1957 à Tétouan par ses frères de combat.

Deux questions se posent désormais concernant l’éventuelle reprise de ces marches du vendredi.
La première, mesure-t-on vraiment le poids du risque encouru en se rassemblement par centaines voire par milliers en pleine pandémie de covid-19, une maladie extrêmement transmissible et mortelle ?
La deuxième question qui n’est pas de moindre importance : les kabyles, en participant à ces marches vont-ils enfin exprimer des revendications clairement affichées ou bien, il s’agira tout simplement de poursuivre le scénario du 22 février 2019 où il est question de manifester juste pour manifester et en scandant des slogans très vagues dont la majorité n’apporteront rien à la Kabylie même si les revendications exprimées venaient à être satisfaites par miracle ?

Tarik Haddouche

4 COMMENTAIRES

  1. Mettre fin à ce Régime dictatorial miliaire et mafieux (clanique)

    Ce Régime assassin et destructeur, qui est l’Ennemi principal, l’Ennemi commun, l’Origine du mal, le Mal originel, le Démiurge….

    Ce Régime du crime et de la prédation, qui s’accapare et pille les richesses, opprime et réprime la population civile, ‘ muselle et tient ‘ les institutions, tue et massacre, hypothèque l’avenir du pays tout entier…

    La ‘ question du pouvoir ‘ (la question politique donc) est la question principale et primordiale, première et fondamentale, générale et globale….

    Tant que cette Dictature militaire et mafieuse préside aux destinées de ce pays, il n’y aura ni libertés, ni justice, ni paix, ni tranquillité, ni prospérité, ni Tamazight… oulech, rien, niet ! Seul une Démocratie réelle et un État de droit social, solidaire, moderne et pluraliste pour garantir et assurer les droits et les libertés

    C’est tout à l’honneur de la Kabylie d’être ‘ le fer de lance ‘ de la révolution en cours , ‘ la tête de la locomotive insurrectionnelle ‘, comme elle l’a toujours été….

    Le peuple s’est insurgé parce qu’il est persuadé qu’il no pouvait compter que sur sa force, étant donné qu’il n’y a pas d’opposition, les partis étant tous foutus, soumis et domestiqués par la Police politique secrète (le Pouvoir réel, L’État profond, L’État dans L’État)….

    Ensemble, luttons et persévérons contre ce Régime dictatorial de ces Généraux criminels et mafieux qui ont saccagé et ruiné le pays, et qui refusent de se résoudre à la^cher les rênes du pouvoir, car : primo, ils se considèrent comme les propriétaires uniques et exclusifs de ce pays, et se croient être fondés d’y faire ce qu’ils veulent…. ; secundo, ils ont tué des centaines de milliers de citoyens… ; tertio, ils ont volé des centaines de milliards de dollars… et savent bien qu’ils sont responsable, coupables et redevables devant les Tribunaux internationaux. D’où leur persistance à prolonger encore et toujours leur règne abominable et infernal. D’autant plus que malgré la force et la puissance de ce Mouvement protestataire populaire (dit communément Hirak, les Généraux sanguinaires et prédateurs (les vrais décideurs) disposent encore et toujours de quelques atouts : 1) ils disposent de la du ‘ nerf de la guerre ‘, en l’occurrence la manne financière qui découle de la rente pétrolière et gazière, ils contrôlent et ‘ tiennent ‘ l’Institution militaire (l’Armée, ANP), ainsi que (2) les ‘ partis officiels ‘ (FLN 1 RND) et les ‘ partis officieux ‘ (partis-satellites,tous instrumentalisés par la SM-DRS), et à l’extérieur, il bénéficient (3) du soutien stratégique et diplomatique du Grand Gendarme américain (qui a pris son Grand Morceau au Sahara + Base militaire à Tamenrasset) et de la ‘ caution politique de la France ‘ , l’ex Puissance coloniale qui détermine la politique algérienne de l’Europe, et milite en faveur des Généraux ….

    Ensemble, engageons-nous et combattons directement-frontalement-farouchement, de manière civique et pacifique, ce Régime militaro-mafieux, qui est l’Ennemi principal, l’Ennemi commun, l’Origine du mal !

    • Vous défoncez des portes ouvertes. Le hirak a ses débuts a été orchestré par les éléments de l’ex drs demeurés fidèles à « Toufik ». Il est né d’abord dans les stades d’alger où a chaque match du MCA ou de l’USMA, des slogans hostiles au Bouteflika avaient fait leur apparition. Il a muri ainsi durant des mois avant son lancement a l’échelle nationale a l’occasion de la tentative de faire briguer à Bouteflika un cinquième mandat. Il y’a évidemment une adhésion populaire à cette gigantesque opération psychologique et des petits leaders sont apparus pour surfer sur cette vague porteuse. Même les
      islamiste de Rachad et toute une faune d’opportunistes essayent de faire dans la récupération, mais c’est peine perdue. Une partie du clan des Bouteflika est neutralisé, le général bourru Gaid salah trucidé et ses éléments seront éliminés les uns après les autres. La phase de déstabilisation est terminé. Tous les hommes de Toufik ont repris des responsabilités au plus haut niveau.
      Le conseiller pour les affaires de sécurité, celui qui a l’oreille du président, qui a toutes les entrées, le général Medjahed est un ancien du groupe de Toufik.Changriha était son adjoint. Donc, on n’a plus besoin des petites mains révolutionnaires, on passe à la phase de NORMALISATION et tous les têtes qui dépassent et qui n’ont rien compris à l’essence de ce mouvement vont passer à la trappe. Le travail est déjà accompli, ils ne sont plus d’aucune utilité!! La « nouvelle » ( ancienne) équipe désire la stabilité pour continuer le pillage. Elle va promettre monts et merveilles et tous les médias seront mis à contribution pour faire passer cette illusion, ce jeu de bonneteau auquel le peuple va de nouveau adhérer. Dites-nous en quoi la kabylie « fer de lance », comme vous la qualifier va bénéficier de ce jeux de dupes????

  2. Si la Kabylie doit sortir dans les rues, c’est avec un seul mot d’ordre:  »INDEPENDANCE POUR LA KABYLIE ». Aucune autre demande à rabais et rabaissante.

  3. Mohamed Neggadi, militant chaoui, de la cause amazigh rapporte que Herodote, aurait écrit que « l’amazigh, ( kabyle) est né pour mourir en défendant la cause des autres. C’est un cadavre ambulant ». A la lumière de ces événements, on vérifie parfaitement cette citation. Les événements appelés plus tard « hirak » ont commencé en kabylie, le 16 février 2019 à kherrata exactement, là où le mur de la peur a été ébranlé. Ce n’est que le 22 février 2019 qu’alger a suivi. N’empêche kherrata est carrément évacué et zappé, on appelle le mouvement, mouvement du 22 février. Aujourd’hui que cette contestation est complètement éteinte ailleurs sur le territoire algérien, on demande une fois de plus à la kabylie de la relancer. La kabylie n’aura rien à y gagner quel que soit le résultat auquel aboutira ce mouvement.

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