Slimane Bouhafs : « ma vie est en danger en Tunisie »

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Slimane Bouhafs en Tunisie
Slimane Bouhafs en Tunisie

TUNIS (TAMURT) – Le chrétien kabyle, Slimane Bouhafs, est toujours bloqué en Tunisie. Il devait quitter ce pays voisin pour un autre pays européen, puisqu’il avait été reconnu comme réfugié par l’ONU. Une carte d’identité spéciale et plusieurs documents attestent son statut de réfugié. Ils lui ont été délivrés et remis par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, basé en Tunisie.

Mr Bouhafs, chrétien, persécuté en Algérie à cause de sa religion, devait quitter déjà la Tunisie le mois de mars dernier, mais à cause de la suspension des vols vers l’Europe et la crise sanitaire, son départ a été reporté. Par ailleurs, il ne comprend pas pourquoi les services de l’ONU en Tunisie ne lui ont pas encore délivré son passeport et son laissez-passer pour rejoindre son pays d’accueil en Europe. De dernier est inconnu pour assurer la sécurité de Slimane Bouhafs, recherché par des organisations terroristes. « J’ai l’impression que les services de l’ONU en Tunisie font tout pour annuler mon départ en Europe et ils veulent même que je retourne en Algérie, alors que ma vie y est en danger. J’ai déjà mon statut de réfugié et une protection internationale. Certains employés au service du Haut-Commissariat aux réfugiés sont des Algériens et ont complètement changé d’attitude envers moi. Si jamais quelque chose m’arrive ou si on me tue en Tunisie, j’accuse ces employés algériens qui bloquent mon dossier », accuse Slimane Bouhafs, que nous avons contacté.

Slimane Bouhafs vit depuis plusieurs mois en Tunisie, sans aucune ressource financière, puisque sa pension d’invalidité a été bloquée par les autorités algériennes depuis son incarcération en 2016. Il souffre aussi d’une maladie chronique et il est sans soin en Tunisie. Son état psychologique est dramatique. Il vit la peur au ventre, en Tunisie où il n’est pas à l’abri de menaces. « Je lance un appel de détresse aux responsables de l’ONU d’accélérer la procédure de mon départ vers un pays sûr, puisque je suis reconnu réfugié. Sinon, je vais tout faire pour regagner Israël, le pays où je veux vivre », ajoute Slimane Bouhafs avec beaucoup d’inquiétude.

Nadir S.

1 COMMENTAIRE

  1. Vas demander protection à l’ambassade Russe ou Americaine, en fonction de ta sensibilité politique. N’attendre surtout pas la décision bureaucrate de l’Onu.

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