L’Afrique du nord est Amazighe, l’histoire se corrige

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L'Afrique du Nord est amazigh
L'Afrique du Nord est amazigh

TAMAZGHA (TAMURT) – Un mensonge peut durer des siècles mais jamais éternellement. C’est depuis 14 siècles que les Arabes bernent le monde entier, en lui faisant croire que les pays de l’Afrique du nord sont arabes.

La France coloniale également avait excellé dans ce mensonge. Aujourd’hui même des millions de Tunisiens, d’Algériens, de Marocains et de Libyens pensent qu’ils sont vraiment arabes alors qu’ils ne parlent même pas la langue arabe. Ces dernières années, on assiste à un processus de correction de l’histoire qu’on peut même qualifier de phénoménal. Même les vrais Arabes, qui sont en Asie et loin de l’Afrique, commencent à leur tour à mener une campagne à grande échelle pour remettre les pendules à l’heure concernant les origines de l’Afrique du Nord.

La presse des pays du Golfe, des écrivains et des intellectuels arabes mènent un travail de correction de l’histoire et précise que les Arabes n’existent que dans les pays du golfe, au moyen orient. D’autres vrais arabes, par complexe de supériorité voire par racisme, se déchaînent sur les réseaux sociaux et précisent que les Nord-africains sont des Amazighes et n’ont aucune relation avec les Arabes, ethniquement et linguistiquement, ce qui est une vérité indéniable.

Graduellement, le monde entier saura que les Arabes n’existent qu’en Arabie et que l’Afrique du Nord est amazighe. Le développement de la technologie et l’avènement des réseaux sociaux sont l’une des causes principales de l’éveil d’abord d’un certain nombre de nord-africains concernant leurs vraies origines.

Nadir S.

2 COMMENTAIRES

  1. C’est un débat on ne peut plus stérile ! Nous avons perdu beaucoup de temps à sensibiliser et à convaincre la population nord-africaine de ses origines amazighes. Quel gâchis ! Il serait plus facile de remplir le tonneau des Danaïdes ou de voir fleurir le désert que de réapproprier aux Nord-africains leur amazighité ! Force est de constater aujourd’hui notre échec devant l’obstinément de ces populations farouchement hostiles à tout ce qui relève de l’amazighité, qu’ils conçoivent comme négation de leur islamité et de l’arabité qui en découle. Ils considèrent ces vaines tentatives de réamazighisation comme graves agressions contre leur identité, diamétralement opposée à celle que nous leur proposons.

    Épargnons nos forces et investissons plutôt notre énergie pour « sauver les meubles » avant notre fatale disparition. Nous sommes entrain de perdre le dernier îlot, la Kabylie, qui s’islamise et s’arabise à une vitesse vertigineuse. Nṛuḥ ad d-nḥeṛṛ Dzayer, wwin-aγ Tizi-Wezzu! Les réseaux sociaux nous révèlent quotidiennement à quel point la soumission fait des ravages parmi ces Kabyles, qui n’ont de kabyle que le nom et dont l’intime vœu est d’effacer tout ce qui trahit en eux une caractéristique non arabo-musulmane.

    Les Boumediene et autres fossoyeurs de notre amazighité n’y ont pas crû, mais les Kabyles sont entrain de parachever leur projet de la solution finale, ou celui de l’absurde suicide collectif.

    • Le constat est vrai, hélas! Je serais par contre plus intéressé par des propositions d’action, de solutions en directions de nos frères et sœurs et en direction de l’avenir de la Kabylie. C’est dans ce sens que le pragmatisme de Mas Ferhat me convient. Il présente une SOLUTION. Pour sortir vainqueur de l’enfer où nos fossoyeurs veulent nous plonger, nous devons (au plus vite) changer de cadre, quitter, autant que faire se peut, démocratiquement, par voie référendaire, l’arabo-militaro-islamisme centralisateur et nihiliste pour construire le premier État amazigh de Tamazgha. J’espère aussi que nos frères et sœurs de Lybie vont également aller dans cette direction. Il faut que ça commence quelque part. À l’heure où des Arabes (Saoudiens) nient avec force aux Nord-Africains arabophones une supposée origine arabe, l’édification d’États amazighs unis d’Afrique du Nord n’est plus une utopie mais bien la seule, à mon sens, perspective politique viable et durable. En visionnaire pragmatique, Mas Ferhat a bien diagnostiqué le mal et à trouvé le remède.
      Comme disent les Cubains, « la victoire ou la mort, nous vaincrons! ».

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