Un ancien wali de Tizi Ouzou en fuite au Canada

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KABYLIE (TAMURT) – Abdelkader Bouazghi, ancien wali de Tizi Ouzou, et ancien ministre de l’Agriculture de 2017 à 2019, cité dans de très lourds dossiers de corruption, a réussi à prendre la fuite à l’étranger pour tenter d’échapper à la justice et à la prison. Abdelkader Bouazghi s’est réfugié au Canada.

L’information qui n’était qu’au stade de la rumeur, pendant plusieurs semaines, a fini par se confirmer. Et Abdelkader Bouazghi est bel et bien en fuite à l’étranger. Abdelkader Bouazghi, ayant eu vent qu’il figurait sur la liste des anciens walis et anciens ministres qui finiront derrière les barreaux a pris donc ses dispositions en prenant la poudre d’escampette à temps et avant d’être incarcéré à la prison d’El Harrach avec pas mal de ses comparses à l’instar d’Abdelmalek Sellal, Ali Haddad, Ahmed Ouyahia, Djamel Ould Abbès, Amar Ghoul… Abdelkader Bouazghi, pour ne pas éveiller les soupçons, s’est d’abord dirigé vers l’Arabie Saoudite avant de s’envoler vers le Canada pour ne plus revenir en Algérie. Pour rappel, le dossier de corruption de Abdelkader Bouazghi a été renvoyé devant la cour suprême dans le sillage des mesures prises au lendemain des manifestations de février 2019 ayant succédé à la chute du clan des Bouteflika.

Le nom de Abdelkader Bouazghi a été cité pour la première fois dans les affaires de corruption en mai 2019. L’ancien wali de Tizi Ouzou, pendant cinq ans, a été mis en liberté après avoir été entendu le 2 août 2019 par le Conseiller enquêteur de la Cour suprême. Abdelkader Bouazghi est accusé d’attribution d’avantages non-justifiés à autrui dans l’attribution de contrats et de marchés, abus de fonction et dilapidation de deniers publics.

Abdelkader Bouazghi a été wali de Tizi Ouzou de 2010 à 2015. C’est en mai 2017 qu’il a été nommé par Said Bouteflika, frère du président de l’époque, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Il faut rappeler enfin que Abdelkader Bouazghi n’est pas le seul ancien ministre ou haut responsable algérien à être en fuite à l’étranger après que leur noms aient été cités dans de graves affaires de corruption. Les plus connus sont, sans doute, Chakib Khalil, Abdeslam Bouchouareb et l’ancien général Khaled Nezzar.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. Un mandat d’arrêt international pour corruption et plus!!!!!…
    Le Canada le livrera.
    Le 16ème arrondissement est plein de voleurs ane-geriens, des corrompus de haute volée, qui prospèrent depuis plus de vingt ans!…. Qui va aller chercher ses criminels qui étaient de mèche avec les scélérats arabo-sataniques qui ont kidnappé le pays depuis plus un 1/2 siècle…….. Ce pays est une fosse de fossoyeurs et criminels de tout bord!!!!…..

  2. Sauve qui peut ! Les criminels et mafieux prennent la fuite à l’étranger….

    De peur des représailles populaires, des Généraux, des Colonels, des PDG et DG, bon nombre de membres de la Caste, de la Camarilla fuient ou tentent de fuir. ….

    Ils ont tués des centaines de milliers de citoyens, volé des centaines de milliards de dollars, perpétré toutes sortes d’exactions et de crimes de sang, et savent bien qu’ils sont coupables, responsables et redevables devant les Juridictions ou internationales, dans un avenir proche, espérons-le. C’est aussi ce qui explique leur refus de se résoudre à lâcher les rênes du pouvoir, sachant ce qui les attend….

    Ces assassins et prédateurs, ainsi que leurs complices, doivent rendre des comptes un jour, car ils ont saccagés et ruiné tout un pays, contrôlent et ‘ tiennent ‘ encore les Institutions (l’Armée, la Police, la finance, etc.) et cette médiocre classe politique complice (partis ‘ officiels et partis-satellites), et tentent d’hypothéquer l’avenir de millions d’humains…

    Il faut un ‘ changement radical ‘ pour dégager ce Régime dictatorial militaire et mafieux ! Car c’est bel et bien ce Rgime militaro-mafieux qui est l’Ennemi principal, l’Ennemi commun, le Mal originel, l’Origine du mal, le Démiurge….Tant que ce Régime militaro-mafieux préside aux destinées de ce pays, il n’y aura ni (toutes) les libertés, ni justice, ni paix, ni prospérité, ni Tamazight… rien, oulech, niet ! C’est dire que la ‘ question du pouvoir ‘ (la question politique, donc) c’est ‘ la question principale, primordiale, première, fondamentale, générale et globale ‘.

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