Bgayet : l’hommage de Kader Sadji à Dihya Louiz

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KABYLIE (TAMURT) – Le 30 juin 2017, disparaissait soudainement notre chère amie Dihya Louiz, emportée par un terrible mal, un cancer du sein, à l’âge de 32 ans. La nouvelle a foudroyé plus d’un. Elle a laissé un vif souvenir dans nos cœurs et nos âmes.

Il est des personnes qu’il est impossible d’oublier. Elle fut l’auteure de trois romans reprenant des thèmes récurrents : oppression de la femme kabyle, domination répressive du pouvoir, l’assassinat des jeunes de Kabylie par la gendarmerie en 2001, la quête d’amour et de liberté… Sa carrière littéraire fut fulgurante autant que sa propre vie. Elle eut un destin météorique.

En 2016, elle remporte le prix littéraire Mohamed-Dib pour son premier roman en kabyle, « Ger igenni d tmurt » (Entre ciel et terre), publié aux éditions Frantz-Fanon de Tizi-Ouzou. Coup d’éclat pour son premier essai littéraire dans sa langue maternelle. Son passage au café littéraire de Bejaïa ne fut pas long (3 ans), mais il était marquant par la qualité de son apport et l’esprit de convivialité ayant caractérisé ses relations avec l’ensemble de ses collègues. Nous aurions tant aimé organiser quelque évènement pour perpétuer son souvenir, mais l’état actuel des choses rend toute initiative de ce genre quasi impossible.

Pour l’heure, l’immense hommage qu’on puisse lui rendre réellement, c’est de continuer à lire ses livres tout en espérant que ses éditeurs auront pensé à continuer à l’éditer.

Kader Sadji

2 COMMENTAIRES

  1. Les femmes de plus de 30 ans doivent faire un mammograme toutes les deux annees, C’est un test qui est presque inexistant dans cette Algerie de malheurs ou on construit des mosques au lieu d’hopitaux. Ma mere est morte a cause de ce manque d’hopitaux il ya deja dix annees.

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