Djamel Zenati : « nous sommes au cœur de la logique islamiste »

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Djamel Zenati
Djamel Zenati

KABYLIE (TAMURT) – Devant le réel péril que présente le maintien du sacrifice de l’aid el adha, malgré l’opposition des scientifiques, Djamel Zenati, ancien animateur du Mouvement culturel berbère (MCB) et ancien détenu du printemps d’avril 80, a réagi hier pour éclairer l’opinion publique et montrer la face cachée d’une décision des plus absurdes qui pourraient engendrer des conséquences fâcheuses sur la santé de la population.

Djamel Zenati a rappelé d’abord que pour les scientifiques, le rituel du sacrifice du mouton constitue un facteur de propagation de l’épidémie du coronavirus. Les religieux, de leur côté, ne partagent pas ce point de vue : ils réagissent et édictent une fatwa en faveur du maintien du rituel. « Le pouvoir politique, ultime arbitre, se range à l’avis des religieux et autorise le sacrifice », précise Djame Zenati qui rappellent aussi qu’ils ont été nombreux, les citoyennes et citoyens à dénoncer cette décision officielle. « Assimilée à une consécration de la primauté de la religion sur la science, elle est perçue comme une concession supplémentaire faite à l’islamisme politique. Ce n’est pas faux. Seulement, la réalité est bien plus complexe », analyse Djamel Zenati en ajoutant : « réduite aux catégories de la science, religion et politique, l’équation est incomplète, voire illisible. Il manque l’instance la plus déterminante : l’intérêt. Cette instance est délibérément occultée. Et pour cause, elle met en évidence le rapport entre argent et politique et plus important encore, elle révèle un exemple caractéristique d’instrumentalisation de la religion. Pour les gros éleveurs et autres maquignons, la fête de l’aïd est une opportunité unique d’engranger des profits énormes en un laps de temps très court. Ce rituel mobilise des milliers de milliards. C’est l’affaire à ne pas rater ».

Par ailleurs, enchaine Djamel Zenati, « le régime en place s’est toujours appuyé sur cette frange du pays profond au conservatisme très prononcé. Et en ces temps de grande contestation populaire, le pouvoir ne peut prendre le risque de s’aliéner un soutien aussi précieux. Quitte à mettre en péril la santé de tout un peuple ». « Je ne crois pas que la religion ait pesé dans cette décision. Si tel est le cas, pourquoi refuser de rouvrir les mosquées. La prière occupe pourtant la seconde place dans la hiérarchie des obligations de l’islam. Dans cette affaire, la religion vient au secours d’un intérêt matériel pour les uns et politique pour les autres. Elle n’est pas l’argument mais le prétexte. La religion est le meilleur emballage pour toutes sortes de transactions douteuses.

Nous sommes là au cœur de la logique islamiste », estime Djamel Zenati avant de conclure qu’il est possible d’affirmer sans risque de se tromper que l’islamisme politique est l’enveloppement religieux d’une motivation non religieuse.

Tarik Haddouche

6 COMMENTAIRES

  1. Zennati qui s’adresse ici aux algériens est en plein délire. Il n’a pas encore compris que ce qu’il peut dire aux Kabyles n’est pas à dire aux algériens. Les Kabyles pourraient débattre de l’utilité ou non de sacrifier le mouton dans les circonstances particulières actuelles, mais en revanche pour les algériens imbibés jusqu’au cou qu’ils sont de la religion, cela ne se discute même pas. Mais laissons Zennati recevoir comme il se doit un bras d’honneur de la part des algériens qui ne lui ont rien demandé en termes de conseils.

    Quand est ce que ces Kabyles algerianistes vont ils comprendre qu’ils n’ont aucune, vraiment aucune, influence sur les algériens ?? Et qu’au mieux ils sont ignorés et au pire ils reçoivent les crachats de ces algériens.

  2. C’EST UNE COUTUME ARABE!!!!. LAISSEZ CE MASSACRE AUX BARBARES MOYEN-ORIENTAUX…
    NOUS SOMMES LES ENFANTS DE JIGORTHA, JIGORTHA NE TRANCHE LA GORGE DE CES PAUVRES CAPRINS?….. SALES RENÉGATS !!!!…

  3. L’économie de l’algérie est en miette, les dirigeants autoproclamés, imposteurs, illégitimes, mais surtout incompétents et corrompus n’en ont fait qu’une ruine, au lieu d’y bâtir un avenir. Résultat, les islamistes n’attendent que le moment opportun pour s’emparer du pouvoir. Mais l’algérie est aussi prise en tenaille par ses voisins mitoyens qui ont un vieux contentieux qu’ils souhaitent régler et qui revendiquent chacun leur part territoriale du sahara. Et au sud, il y a les groupes terroristes aqmi, daesh et bocoharam. Et au sud-Est il y a maintenant l’armée turque à la frontière Lybienne. Tous les ingrédients d’un possible conflit armé sont présents.

    • Melange et situation detonnante en effet. C’est le moment pour les Imazighen Amazigh (et pas arabises par l’Islam) de recuperer leurs terres et corriger 1400 annees de colonization!

  4. Tant que les Amazighs ne reconnaissent pas leur vrais ennemis, on perdra encore des siecles.
    Notre premier ennemi c’est l’islam et le combat dout être intelligent et féroce.
    Les mosquées étaient une copie des eglises,
    Le ramadan était une pratique juive, la première et le aid étaient nos croyances, le coran est une copie de Talmud …
    Dégageons cette secte dans nos rues, nos écoles, nos maisons et l’Arabisme avec….
    Libérons nous pour pouvoir libérer nos terres de ces bandits.

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