Tassaft : Mustapha Bacha revient aujourd’hui

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Mustapha Bacha
Mustapha Bacha

TASSAFT (TAMURT) – Le regretté Mustapha Bacha était l’un des 24 détenus du printemps berbère d’avril 1980 avec Djamel Zenati, Arezki Abboute, Achour Belghezli, Mouloud Lounaouci, etc. Aujourd’hui, c’est le 26ème anniversaire de son décès. A Tassaft, on commémorera cette date comme chaque année.

C’est donc devenu un rendez-vous fixe. La journée du 8 août est une occasion pour rendre régulièrement hommage au militant exceptionnel et unique qu’a été Mustapha Bacha durant toute sa vie. Ses anciens compagnons dans le combat pour l’identité amazighe et pour la démocratie viennent des quatre coins de la Kabylie pour se recueillir sur sa tombe dans son village natal où il est enterré, Tassaft Oueguemoun. Il y a quelques jours, la fondation qui porte le nom de ce grand militant, a appelé à venir nombreux aujourd’hui afin de prendre part à la cérémonie commémorative prévu à partir de 9 h 30.

Mustapha Bacha, pour rappel, et du temps où il poursuivait ses études universitaires à Alger, avait déjà commencé à se battre pour l’identité berbère et c’est à la veille du 20 avril 1980 (le 7 avril) qu’il a été arrêté et emprisonné pour la première fois à la prison de Berrouaghia en compagnie des 23 autres militants actifs du mouvement berbère. Il sera encore emprisonné pendant une année, plus tard. Il ne courba pas l’échine et il a poursuivi son militantisme aussi bien au plan politico-culturel que syndical. Au lendemain de la révolte d’octobre 1988, il a fondé le syndicat autonome UDT (Union Démocratique des Travailleurs).

Puis, il a joué un rôle capital dans la création du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie). Dans les rangs de ce parti, il a occupé plusieurs responsabilités dont celle de président de bureau régional. Mustapha Bacha est décédé suite à un arrêt cardiaque le 8 août 1994 alors que son combat était encore loin d’aboutir. Mais il avait contribué grandement à franchir de nombreuses étapes importantes dans une lutte qui semble encore très dure et très longue à mener. C’est sur Mustapha Bacha que Matoub Lounès avait composé la chanson intitulée « Ahbib n tegrawla » édité dans son album « Assirem » de 1996.

Tarik Haddouche

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