Bgayet : Rebrab licencie 196 travailleurs

9
Issad Rebrab
Issad Rebrab

KABYLIE (TAMURT) – Pas moins de 196 travailleurs, qui exerçaient dans l’une des filiales du géant de l’agro-alimentaire Cevital, dont le patron n’est autre qu’Issad Rebrab, ont été licenciés. Ce qui est reproché aux travailleurs limogés, c’est le fait qu’ils revendiquaient leurs droits socio-professionnels en observant une grève.

Quand Issad Rebrab était en prison, il n’y a pas longtemps, ces mêmes travailleurs avaient bravé la peur et ont organisé plusieurs manifestations de rue pour exiger du pouvoir algérien de libérer le multimilliardaire incarcéré. Il s’agit de 196 travailleurs exerçant jusqu’à un passé très récent dans la filiale Numilog de Cevital à Bgayet. Est-ce ainsi qu’Issad Rebrab entend récompenser ces travailleurs qui l’ont soutenu dans les moments les plus difficiles de sa vie ? Pour l’instant, aucune réaction d’Issad Rebrab n’a été rendue publique pour se déculpabiliser des griefs retenus contre lui, non seulement par les travailleurs en question, mais aussi par une infinité d’observateurs qui ont dénoncé cet acte. La décision de licencier les travailleurs de Numilog a été prise suite à leur grève observée dans le but de revendiquer leurs droits socioprofessionnels et syndicaux.

Parmi les réactions de dénonciation enregistrées, il y a celle de RAJ qui rappelle que le droit de grève et d’organisation au sein des entreprises publiques ou privées est un droit fondamental qui garantit aux travailleurs de défendre leurs droits. « Interdire ce droit aux travailleurs est une atteinte flagrante à la législation et au code de travail. Être syndiqué ou organisé autour de structures défendant les libertés syndicales et les droits des fonctionnaires ne peut qu’ouvrir des ponts de dialogue et médiation entre l’administration et les travailleurs et garantira une meilleure compréhension des besoins à la fois des travailleurs et de l’entreprise », est-il rappelé. Le RAJ exprime en outre sa solidarité entière avec les travailleurs licenciés de Numilog « ainsi qu’avec toutes les franges ouvrières qui luttent pour la préservation des acquis et droits syndicaux en Algérie ».

Tarik Haddouche

9 COMMENTAIRES

    • Vous avez réussi à faire fuir les colons occidentale et que feriez vous des néo-colons-indigenes qui se sert et sert leur maître occidentaux .

  1. Au pays des mirages qu’est l’Angeri un simple planton fait sa loi et après cela on reproche à un capitaine d’industrie qui est maître chez lui de licencier 196 bonhommes dont une bonne partie d’entre eux ne sont que des bras cassés si ce n’est pire. Dans les pays de l’OCDE les entreprises licencient par milliers et personne ne trouve rien à dire. Ces 196 licenciés peuvent toujours être utiles dans l’agriculture.

    • C’est dans votre monde féerique que des milliers de personnes se font virés sans qu’ils ne trouvent rien à redire, c’est travailleurs que vous prenez de haut, sans eux  » le capitaine d’industrie » ne serait qu’un chômeur et son entreprise qu’un mirage, arrêtez de péter plus haut que votre c.. ce que vous appelez « angeri » est un pays avec des citoyens alors que vous êtes le citoyen d’un pays qui n’existe que dans votre tête, il est bien la le mirage.

  2. Je ne pense pas que monsieur Rabrab ait besoin de s’abreuver de la sueur de ses travailleurs pour vivre. Je m’étais intéressé à l’affaire, mais je l’ai lâchée quand j’ai appris que les communistes du pst , ennemis jurés de tout capital, aussi petit soit _il, avaient noyaute ce nouveau syndicat. Et là ce n’est plus du syndicalisme. Monsieur Rabrab a le droit d’éviter une guerre idéologique d’un autre temps dans ses entreprises.

    • Après avoir élucidé les vraies causes si c’est par abus alors on a pas de remords. Dans ce pays  » les syndicats  » ne sont que le levier d’ une partie du régime tout comme le  » patronat  » en est l’ autre caste. Avant de se prononcer le média devrait vérifier.

  3. Le néo-capitalisme sauvage et l’ultra-libéralisme dignes des pires dictatures du Tiers-Monde et des Républiques bananières, ça donne ce résultat. Le pillage d’une oligarchie d’ultra privilègiée et d’une junte militaro-mafieuse au sommet qui ramassent des milliards de dollars et qui règnent sans partage du gâteau, et tout en bas de l’échelle de pauvres ouvriers pères de familles qui gagnent des clopinettes après un dur labeur, quelques dizaines d’euros par mois seulement, pour subvenir aux besoins de leurs familles. L’Algérie est un pays émergent qui n’a jamais commencé à émergé, surtout sur la question sociale.
    Outre les détourments de fonds publics et de capitaux, le manque d’investissement dans le développement de l’économie, le problème de l’absence totale de répartition des richesses, la façon dont ce régime crapuleux traite sa population de laborieux devient très préoccupant.

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici