Graves révélations sur « El Watan » et « Le soir »

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Djilali Hadjadj
Djilali Hadjadj

TAMAZGHA (TAMURT) – Le journaliste Djilali Hadjadj, l’un des plus anciens en Algérie, vient de faire de graves révélations sur les deux quotidiens algériens francophones « Le Soir d’Algérie » et « El Watan ». Des révélations qui montrent que ces deux journaux sont loin d’être indépendants, et encore moins, de jouir de la liberté d’expression dont ils se targuent.

Certes, on pourrait reprocher à Djilali Hadjadj pourquoi avoir attendu autant de décennies pour en parler. Mais connaissant la situation de la presse en Algérie, beaucoup de journalistes tentent quotidiennement de faire de la résistance afin de créer de petites iles de libertés dans chaque journal et Djilali Hadjadj a tout l’air de faire partie de cette catégorie de journaliste. D’emblée, Djilali Hadjadj annonce : « J’ai démissionné, il y a quelques jours, du Soir d’Algérie, Délivrance et soulagement ! J’ai été recruté au « Soir d’Algérie » en novembre 1999 où j’étais chargé de 2 pages hebdomadaires (que j’avais proposées) – l’une sur la corruption le lundi, et l’autre sur la retraite (et la sécurité sociale) le mardi, et ce, pendant 21 ans ! ». Le même journaliste rappelle qu’auparavant, il avait été viré d’« El Watan » quelques jours avant son arrivée au « Soir d’Algérie ». Et pour avoir une idée sur comment fonctionnent ces journaux, Djilali Hadjadj rappelle comment il a été limogé d’El Watan à l’époque : « 12 actionnaires sur 18 avaient exigé mon départ en faisant usage d’une pétition adressée au directeur, et allant jusqu’à menacer de bloquer l’envoi du journal à l’imprimerie : pour éviter que le journal ne paraisse pas par ma faute, j’ai pris les devants en démissionnant ! ».

Quant au « Soir d’Algérie », Djilali Hadjadj précise que l’une des raisons principales qui l’ont poussé à la démission est la proximité du journal avec le pouvoir en place – « pouvoir qui, à mes yeux, s’inscrit dans la continuité avec le système Bouteflika ». L’autre raison, c’est le soutien clairement affiché de ce journal avec l’actuel ministre de la communication au moment où le journaliste Khaled Drareni est jeté en prison, ajoute Djilali Hadjadj. « Et puis, j’en avais marre de m’autocensurer afin que mes pages puissent paraître ! Sans parler des pages qui ne paraissaient pas », révèle encore Hadjadj. « Sincèrement, désolé pour les lecteurs qui pouvaient apprécier ces pages – notamment les retraités ou ceux qui se préparaient pour la retraite. La lutte continue pour la démocratie, la liberté, toutes les libertés, et pour la justice sociale », conclut Djilali Hadjadj.

Tarik Haddouche

4 COMMENTAIRES

  1. Sincèrement, il aura fallu la démission de Djilali Hadjadj pour découvrir ce que tout le monde savait?

    Voila c’est tout ce que j’ai à dire.

    Azul.

  2. Moi, je ne lis plus les journaux algérien depuis l’éléction du général Zeroual en 1995. On a vu les quotidiens comment ils ont retourné leurs vestes aprés le passage de Zeroual a la présidence. J’ai remarqé le changeùent de ton visa vis à vis de l’amazighité. Alors qu’il etait jusque là pro amazighiste et la il changera de position a 180%. Depuis ce jour là, je n’ai jamais acheté un seul quotidien. Le seul journal que je continue a acheter c’est la depeche de Kabylie juste pour la page de tamazight de chaque lundi. Aucun journal algérien n’est valable, n’est serieux, n’est crédible. Et surtout j’appelle les Kabyle a ne jamais leur accorder lem oindre crédit a ces torchons. Les journalistes également ils roulent tous pour leurs interets et donc pour le regime et aussi pour les islamistes et l’arabite et l’arabophonie algérienne.

  3. Franchement ce monsieur n’as rien revele que l’on ne connait pas. Tous les journeaux sont controlles par la publicite distillee par le systeme. C’est comme un levier de fonds. Tu publis un truc anti-systeme, il te coupe la pub et tu meurs. Si ce n’est pas suffisant ils te ferment les roues de l’imprimerie ou bien il te bloqoue ton site web. Ce pays est termine pour de bon! le pire s’approche a grands pas car le pays n’as plus de petro dollars pour maintenir un semblant de paix.

  4. Des ‘ organes de propagande ‘ de la Police politique secrète : El Watan, Liberté, Le Soir, etc. etc.
    Ils dépendent du ‘ Département de l’action psychologique ‘, qui hérite de trise mémoire, celle du 5° Bureau, qui avait pour mission l’intox, la désinformation, les rumeurs, la diversion… le mensonge total à la manière du nazi Goebbels !

    Ou encore le pire, ‘ L’Hébdo libéré ‘ dirigé par le Capitaine A. Mahmoudi et A. Khelladi. qui sont allés très loin dans l’horreur médiatique, jusqu’à reproduire ‘ Les Cahiers de 1944 ‘ du fasciste A. Hitler, ainsi que ‘ Les Protocoles des Sages de Sion ‘, un faux antisémite fabriqué par la la Tshéka, la Police secrète secrète… Le message est clair : ils veulent nous dire que les Généraux criminels et mafieux sont prêts à perpétrer autant de crimes que les nazis et autres assassins de masse…

    Dans le Département de propagande au sein de la sinistre SM-DRS, il y avait les Colonels Fawzi, Fouad et Si Lounis, de son vrai Dj. Méraou (assassiné dans des conditions suspectes), le Commandant M. Boudjemâa….

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