Akbou : des centaines de manifestants dans la rue

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Khaled Tazaghart
Khaled Tazaghart

KABYLIE (TAMURT) – Des centaines de manifestants, hommes et femmes, ont battu le pavé ce matin ( 5 octobre 2020) dans la ville d’Akbou pour exiger la libération des détenus d’opinion dont le député Khaled Tazaghart, ancien cadre du FFS et du Front El Moustaqbal. Les manifestants ont scandé plusieurs slogans hostiles au pouvoir en place.

Les actions de rue se succèdent dans la wilaya de Bgayet en dépit de l’interpellation et de l’emprisonnement de dizaines de militants. La mobilisation se poursuit notamment dans le but d’exiger la libération des manifestants emprisonnés dont certains ont déjà été condamnés par la justice à l’instar de Khaled Tazaghart qui a écopé d’une année de prison ferme. L

e choix de la journée du 5 octobre est loin d’être accidentelle, puisqu’il s’agit pour les manifestants, de marquer, à leur manière le 32ème anniversaire des événements du 5 octobre 1988 au cours desquels des centaines de citoyens ont été tués par balles par le forces de répression sans oublier Matoub Lounès qui a failli être assassiné par un gendarme près de Ain El Hammam au moment où le Rebelle était en train de distribuer des tracts appelant au calme. Les manifestants ayant battu le pavé à Akbou ce matin ont aussi dénoncé le maintien du pouvoir et des figures de l’ancien régime politique. Ils ont aussi décrié la répression qui s’abat sur toutes les initiatives, qu’elles soient politiques ou culturelles, et qui ne cadrent pas avec la ligne tracée par le pouvoir.

Les marcheurs ont terminé leur périple devant la stèle des martyrs érigée en hommage aux victimes du 5 octobre 1988 dans la ville d’Akbou. Tous les intervenants ont insisté sur la nécessité de poursuivre le combat pacifique pour un état de droit, pour les libertés démocratiques et en faveur du départ du pouvoir qui a ruiné l’Algérie et qui ne veut pas lâcher le trône depuis 1962, année pendant laquelle l’indépendance a été détournée.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Le cgoix de 88 est pour diluer la centralité de la Kabylie et sa couleur des luttes. Sinon en amont de 88 et en aval il y eut des mouvements kabyles, Vgaieth derrière les slogans arabisants est un acte politique nihiliste qui a pour unique objectif massifier sous l’emblème uniciste du « hirak-arabisant dès son nom.
    Les kabyles ne sont pas des moutons s’il y a unité elle doit passer à travers les symboles Kabyles. 1963 est l’archétype de la lutte contre la dictature dont l’islamisme n’est que la floraison. Se souvenir que « les oulèmas » soutenaient le massacre de boumediene en Kabylie. Les kabyles qui veulent s’autocensurer pour faciliter une union au prix de l’amputation de la partie la plus féconde et la symbolique la plus profonde, est une déviation dangereuse

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