Matoub Lounès, 32 ans déjà !

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Matoub Lounès
Matoub Lounès

KABYLIE (TAMURT) – Il y a trente-deux, le 9 octobre 1988, Matoub Lounès avait été criblé de balle de la part d’un gendarme. Une agression armée restée impunie à ce jour. Aucune sanction n’avait été prononcée contre le gendarme qui a failli assassiner Matoub Lounès.

En prenant la route vers Ain El Hammam, ce jour-là, en compagnie de deux de ses amis étudiants et militants (Massin Ferkal et le regretté Mehdi Siam), Matoub Lounès était sans doute loin, très loin de se douter du drame qu’il allait vivre et qui le rendrait handicapé physique à vie. D’autant plus que quand il avait emprunté cette route, il allait distribuer des tracts dans lesquelles il est appelé au calme. Il ne s’agissait pas donc de tenter d’inciter les citoyens à mettre le feu aux poudres, Matoub Lounès ayant toujours été un militant et combattant pacifique aussi bien pour l’identité amazighe que pour un état démocratique et laïque. Mais une fois près de Ain El Hammam, un gendarme n’a pas hésité à tirer pas moins de cinq balles sur Matoub Lounès. Ce dernier n’était pourtant pas armé, ce qui de ce fait ne pouvait en aucun cas constituer une menace sur le gendarme, à supposer que Matoub ait tenté de montrer une quelconque résistance. Cette dernière ne pouvait être que verbale.

Tous les observateurs ont évoqué rien moins qu’une tentative d’assassinat à laquelle Matoub Lounès avait échappé par miracle mais après avoir souffert pendant de longs mois et après avoir subi pas moins de 17 interventions chirurgicales. Matoub Lounès, en surmontant cette épreuves lui ayant failli coûter la vie, est devenu un miraculé. Loin d’abdiquer, Matoub Lounès est revenu plus fort que jamais aussi bien sur le plan artistique et poétique que sur le plan militant. Alors qu’il était sur le lit d’hôpital, Matoub Lounès avait composé les neuf chansons qui allaient composer l’un de ses meilleurs albums « L’ironit du sort ». Il allait également rebondir dans les rangs du Mouvement Culturel Berbère en prenant la tête de la marche historique du MCB le 25 juin 1990 à Alger. La première du genre et la plus grandiose dans l’histoire du combat pour l’identité amazigh.

Tarik Haddouche

6 COMMENTAIRES

  1. Toutes et tous dans le même sac, les arabo musulmans, les kabylo musulmans sont les ennemis numéro un de tamurt leqvayel et de l’Algérie entière. Sans cette satanique religion de m… Nous ne serions pas la à l’heure où l’on parle. Nek bwin ichvan nufqegh seg s’en. Que le diable les emporte araw n’bekhta, tfuh !

  2. Matoub Nous ne t’oublierons jamais . Et dire qu’il y a des Algériens Stockolmistes qui érigent des statues ou des stèles voire des mosquées au nom d’ Ibn Okba le criminel de leurs ancêtres au lieu de Kosaila , Massinissa , Jughurta et Matoub nos vrais héros . Vivement l’Indépendance avec Tamazight première langue !!!

  3. C bien dommage après ton d’années- j linpretion quand n’est pas évolué dans nôtre combat j’espère bien quand va prendre de bonne initiative pour progresser dans notre parcours identitaire nôtre culture et nôtre langues vœux plus d’intérêt et concentration ils faudra toujours prendre de bonne leçon et d’aller en avant enfin en ouvre les portes pour nôtre culture nôtre langues pour progresser et évoluer pour avoir notre indépendance de nôtre kabylie comme toutes les civilisation de mondes entiers.

  4. Le pauvre Lounes Matoub qui a payé de sa vie son engagement politique, ses convictions kabylistes et son attachement à sa terre, sa langue, sa culture et son histoire. Paix à son âme, que dieu prenne pitié de lui.

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