Les vérités d’Abdennour Abdesselam sur Fodil Boumala

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Le hirakiste Fodil Boumala
Le hirakiste Fodil Boumala

KABYLIE (TAMURT) – Abdennour Abdesselam vient de signer une sortie où il dénonce des déclarations de l’une des figures de proue du hirak algérien, à savoir Fodil Boumala, ancien présentateur d’émission à l’ENTV (Entreprise Nationale de télévision algérienne). Ce dernier, pour rappel, s’est reconverti en « militant » de la démocratie en faisant irruption dans le hirak.

Cette incursion par effraction dans ce mouvement, entouré de mystères, a fait croire à certains citoyens que Fodil Boumala est un opposant au régime algérien. Mais Abdennour Abdesselam dévoile l’une de ses facettes. Dans un texte portant le titre de « Lorsque Fodil Boumala qualifiait les 127 martyres kabyle du printemps noir de : hadi c’est rien c’est une question de détail », Abdennour Abdesselam rappelle : « En 2014 je reçois un appel téléphonique de Fodil Boumala me demandant de lui accorder ma signature pour faire partie de la liste en composition des opposants au quatrième mandat de Bouteflika. J’ai refusé de la lui accorder en lui reprochant qu’en tant qu’intellectuel, il se devait de dénoncer publiquement l’assassinat des 127 jeunes martyrs kabyles survenu au printemps noir 2001. Ce qu’il n’a pas fait tout comme bien des autres intellectuels arabophones connus. Toute honte bue il m’adresse une réaction des plus ignobles en me disant mot à mot ce qui suit : khalina ya Abdennour ! hadi c’est rien c’est une question de détail ». Abdennour Abdesselam ajoute : « Sa réplique sonne encore dans mes oreilles aujourd’hui. Je lui ai dit que ses graves propos ressemblaient étrangement à la toute aussi grave déclaration de Jean Marie Le Pen qui déclarait, à propos des millions de juifs assassinés durant la deuxième guerre mondiale, que c’était une question de détail de l’histoire. Etrange similitude ! C’est à se demander s’il n’était pas alors un militant du Front National. J’ai immédiatement rédigé une déclaration le dénonçant mais curieusement un ancien directeur du journal « Liberté » a cru bon de me refuser la publication même sous forme payante d’un encart publicitaire ».

Abdennour Abdesselam enchaine en précisant : « J’ai également rappelé à Fodil Boumala qu’il m’avait terriblement reproché, toujours en 2001, d’avoir traité le même Bouteflika de tyran (der Führer) dans une de mes contributions au journal « Liberté » paru durant le printemps noir et dont copie du journal est encore en ma possession aujourd’hui. Il est évident que le sieur Fodil Boumala était alors une sorte d’intouchable à l’ENTV mâchonnant une langue arabe incomprise par les saoudiens-mêmes avant qu’il ne soit évincé par Bouteflika sur injonction d’un membre de sa famille disait-on. Je passe sur son comportement des plus agressifs et belliqueux à l’égard de la transcription de la langue amazighe lors d’une émission qu’il m’avait consacré sur le sujet à l’ENTV en 1997 (une cassette vidéo de la dite émission est également en ma possession). C’est dire que sa haine de tout ce qui se rapporte à la question amazighe est honteusement historique ».

Abdennour Abdesselam ajoute : « Si je me suis retenu de le dénoncer juste à la création du mouvement Lwataniya que j’ai refusé de rejoindre, c’est parce qu’un ami membre de cette même organisation que j’ai informé des prouesses opportunistes de Boumala m’avait adjuré de ne pas le faire dans de tels moments. Je me suis alors abstenu de le dénoncer au regard des événements qui travaillaient à l’opposition populaire du cinquième mandat de Bouteflika. Bizarrement et aussi incroyable mais vrai, ce même ami est venu me demander de dénoncer les graves déclarations de Boumala à l’égard des 127 martyrs de Kabylie alors qu’il était en prison. Je lui ai répondu que Abdennour Abdesselam ne tire pas sur les ambulances et que la situation était davantage contraignante et que ce n’était pas dans l’intérêt de la révolution en marche : Hirak/Tambawla. Mais aujourd’hui, il a commis l’impardonnable impaire. Le temps l’a dévoilé publiquement ».

Abdennour Abdesselam conclut : « Aussi je ne devais plus de me contenir face à ce qu’il vient de commettre comme myopie politique à Tizi Ouzou en refusant vulgairement de brandir le drapeau de l’amazighité. C’est en même tant mieux car il l’aurait souillé de ses sales mains. Je lance un défi à Fodil Boumala pour une confrontation publique ».

Idir Tirourda

7 COMMENTAIRES

  1. Hei Hitler ! Voila une vraie gueuele de nazillon ! Il mérite qu’on le mette au four comme Hitler l’avait aux juifs. Ce type est vraiment un âne et un imbécile. Il ne sait pas qu’il est rien en etant Arabe. Vous savez en France comme parout dans le monde le mot arabe est synonime d’insulte, d’ailleurs les Arabes maghrebins n’aiment pas qu’on les traite d arabe. Ok pauvre apprenti nazi comme tes fréres du deachiste orientaux.

  2. Le temps est un bavard qui finit par tout révéler sans que rien on lui demande. Je me demande s’il n’était pas au cabinet de Benflis, l’anti kabyle primaire qui a fait libérer les prisonniers de la maison d’arrêt d’El harrach en 2001, pour agresser les kabyles.

  3. Il est où cet intellectuel Kabyle qui pourrait initier un rassemblement avec ses pairs pour un dialogue Kabyle ou pour une conférence Kabyle ou un congrès Kabyle ? Tout le monde est dans l’expectative entrain d’attendre on ne sait quoi, comme si la solution à la Kabylie viendra de l’extérieur…

  4. Merci de denoncer ce raciste de me*de et il y en a plein en Algerie, l’un des pays les plus racistes sur la terre. Ces faux Arabes sont pires que la guestapo si jamais le monde ne regardait pas. Ils auraient tout fait pour exterminer les Kabyles si ils avaient le pouvoir de le faire. C’est bien de tracer une ligne sur le sol et de les garder de l’autre cote tout en surveillant leurs activites.

  5. Le Hirak a été infiltré, noyauté et récupéré par les valets dévoués du régime illégitime et leurs serviles supplétifs islamistes, tout comme ce fût le cas pour la révolution du jasmin en Tunisie. Et c’est ainsi qu’un mouvement populaire spontané, pro-démocratie, laïque, berbèriste, progressiste, pro-liberté, s’est peu à peu transformé en mouvement pro-arabe, pro-régime, nationaliste et islamiste. Conclusion : l’imposture se perpétue.

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