Tamazight : 1er roman de Zohra Aoudia

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Couverture du roman de Zohra AOUDIA
Couverture du roman de Zohra AOUDIA

KABYLIE (TAMURT) – La littérature amazighe vient de s’enrichir d’un nouveau roman dont l’auteur, Zohra Aoudia, est enseignante de la langue tamazight au lycée « Abane-Ramdane », situé au centre-ville de Tizi Ouzou.

Le roman de Zohra Aoudia, paru aux éditions « Achab », porte le titre de Tiziri qui n’est autre que le prénom du personnage principal du livre. Le roman, écrit dans une langue kabyle très poétique et métaphorique, est bâti autour du personnage de Tiziri, femme émancipée en proie à l’hypocrisie sociale et religieuse d’une société qui ne cesse de vouloir faire et maintenir la femme dans le statut d’objet sexuel et au meilleur des cas, d’en faire une femme au foyer.

Avec un courage et une plume sincère rares, Zohra Aoudia a osé dire des vérités que tout le monde connait mais que la majorité préfère taire : une vérité qui a trait aux problèmes que vit la femme dans une société qui ne cesse de la mépriser et de lui ôter tous les droits. Zohra Aoudia parle, pour la première fois, du phénomène des viols dans notre société, un sujet tabou tout autant que la sexualité. Zohra Aoudia en parle aussi et dévoile une partie de ses faces cachés.

Il s’agit d’un roman sur la femme mais aussi d’un roman politique où le système est descendu en flamme surtout dans son idiologie arabo-islamique qui oblige la femme à porter le hidjab et les citoyens à parler en langue arabe quand bien même cette langue n’est pas la leur. Le roman de Zohra Aoudia est disponible dans les librairies de Bgayet, Tizi Ouzou et Bouira.

Idir Tirourda

4 COMMENTAIRES

  1. Il serait intéressant de publier ici ce qu’on appelle les bonnes pages de l’oeuvre. Des petits extraits pour donner un avant goût aux futurs lecteurs. C’est une pratique légale et même l’auteure pourrait y souscrire.

  2. Un tel esprit de division entre populations amazigh de l’Afrique du Nord est mal sain car il s’agit d’une stratégie de nos ennemis pour contrecarrer la berberite de l’Afrique du Nord afin d’imposer son arabite.
    L’union des peuples fait sa force pour s’imposer dans un monde qui s’organise en bloc dans sa diversité.
    Je tiens à féliciter , madame AOUDIA pour son roman c’est une fierté pour nous en qualité de kabyle, écrire et créer c’est la seule façon de perpétuer notre langue et l’imposer sur la scène nationale voir internationale.
    Bravo encore.

  3. La langue Tamazight ça ne veut strictement rien dire, car il n’y a pas une langue Tamazight, mais des langues Tamazight. En ce qui concerne les kabyles leur langue est Taqbaylit. Il n’y a pas un peuple Amazigh, mais des peuples amazighs. Ne cherchez pas à nous faire croire qu’il y a un rapprochement possible avec le peuple kabyle et les autres ethnies amazighs du Maroc, car il n’y en a pas.

    • Je me permets de vous contredire car il y a plus de points communs entre la langue tamazight du Rif marocain et la langue Kabyle qu’entre cette dernière et le chaoui par exemple malgré leurs situations géographiques. Que dire du Québécois. Sphère culturelle ne veut pas dire forcément même pays ou même continent ou race. Regardez simplement les arabisés de chez nous qui se sentent plus proches des Palestiniens que des Kabyles malgré la géographie et l’ADN . Pourquoi ne pas appliquer à plus forte raison ce principe pour nous d’autant que contrairement aux arabisés qui se croient plus arabes que les vrais Arabes alors que ces derniers les renient ,comparativement nous sommes plus proches des marocains du Rif que ce soit d’un point de vue linguistique et/ou par l’ADN .

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