Bgayet : la répression continue

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La répression en Algérie
La répression en Algérie

KABYLIE (TAMURT) – La situation ne cesse de s’enliser dans à Bgayet où désormais des centaines de militants et d’opposants au pouvoir, à tous les niveaux, dont ceux du MAK-ANAVAD et de l’URK, ne cessent d’être réprimés, présentés devant les tribunaux et incarcérés avant d’être condamnés à des peines parfois lourdes.

C’est le cas des militants qui se battent pacifiquement pour l’indépendance de la Kabylie aussi bien dans les rangs de du MAK-ANAVAD que de l’URK. Mais c’est aussi le cas de militants qui ne font qu’exprimer des idées de manière pacifique également. La première cible de cet acharnent sont les militants du MAK-ANAVAD et de l’URK auxquels le pouvoir dénie tout droit de s’exprimer ou de défendre leur projet. Il y a aussi d’autres militants et activistes qui subissent ce diktat. Cette liste s’allongera donc demain avec pas moins de 35 activistes qui comparaitront devant la justice ce jeudi 7 janvier 2021.

Parmi eux, 32 activistes comparaitront ce jeudi 7 janvier 2021 devant le tribunal de Bejaïa. Ces derniers sont accusés « d’attroupement non armé et mise en danger de la vie d’autrui pendant le confinement ». Les trois autres sont ceux dont le procès a été reporté pour demain à savoir : Samir Hamane, Ali Tazrout et Aziz Makhloufi (dit Ouazi). Le Comité de Défense des Libertés de Bgayet (CDL) s’interroge dans un communiqué rendu public hier : « Le pouvoir cherche-t-il à poursuivre en justice toute personne ayant eu à manifester pour ses droits, sa liberté, sa dignité ? Si tel est le cas, pourra-t-il y aller jusqu’à faire le procès aux centaines de milliers de manifestants qui sont sortis dans la rue ? ».

Le même comité a ajouté que le pouvoir veut signifier en effet que toute quête de liberté et de dignité n’est autre chose qu’un délit passible de prison. « Qu’à cela ne tienne. Le combat pour la démocratie et le changement de système doit se poursuivre et cela prendra autant de temps qu’il faudra. Pour l’heure, manifestons notre solidarité envers les prévenus que le pouvoir cherche à neutraliser par voie de justice afin de réduire toute possibilité à la reprise de la contestation populaire », conclut le CDL.

Tarik Haddouche

8 COMMENTAIRES

  1. Les Généraux criminels et mafieux refusent de se résoudre à lâcher les rênes du pouvoir, car :
    – ils se considèrent propriétaires uniques et exclusifs de ce pays, et se croient fondés à y faire ce qu’ils veulent…,
    – ils disposent du « nerf de la guerre », en l’occurrence les milliards des hydrocarbures qu’ils s’accaparent et pillent, à leur profit, et au bénéfice de leurs soutiens, de leurs serviteurs, de leurs valets et complices.
    – ils ‘ tiennent ‘ encore les Appareils de répression, les Organes de propagande et la Contre-opposition (soumis, instrumentalisés pour empêcher la construction d’une véritable opposition)…L’opposition est neutralisée, et battue par KO par la SM-DRS, tous les partis sont foutus et domestiqués par ladite Police politique secrète (le Pouvoir réel, le véritable pouvoir), ces partis qui n’ont aucune crédibilité, et sont tous dans le giron du Pouvoir militaro-mafieux. Chacun avec sa chanson particulière, sa musique singulière, sa percussion spécifique ou ses notes et fausses notes, ce qui relève de ‘ la forme, des apparences (trompeuses), mais dans ‘ le fond ‘ tous roulent pour la Junte régnante … CECI POUR LE ‘ VOLET INTÉRIEUR ‘
    .
    VOLET EXTÉRIEUR : LES GÉNÉRAUX (LES VRAIS DÉCIDEURS)….
    .
    – ils bénéficient encore du soutien stratégique et politique des Puissances néocoloniales et impériales occidentales qui les adoubent… Le 1er étant le Grand Gendarme Américain, qui a pris son Grand morceau au Sahara …. Le Régime dictatorial algérien est dans l’ « Orbite américano-occidentale » (américano-isrélo-occidentale), ne fait montre d’aucune velléité indépendantiste, ne dérange pas l’Eta colonial d’Israël (51° État américain), brade les richesses et la souveraineté nationale … et casse bien l’Algérie,

    – ils ont la « caution politique » de la France, l’ex Puissance coloniale qui détermine la politique algérienne de l’Europe. En échange, les Généraux payent partis politiques, fondations, associations, médias, personnalités influentes, maitres-espions, lobbyistes, groupes de pression et réseaux mafieux de France et de Navarre, qui organisent le silence, ‘ l’omerta ‘ sur les exactions de la Junte d’Alger …

    – ils ont volé des centaines de milliards…,

    – ils ont tué des centaines de milliers de citoyens…
    …. et savent bien qu’ils sont coupables, responsables et redevables devant les Juridictions internationales.

    … d’où leurs obsessions et persistances à pr faire tout pour perdurer, à prolonger coûte-que-coûte leur règne abominable et infernal.

  2. Nous avons affaire à un Pouvoir dictatorial, militaire et clanique (Clans = réseaux mafieux, clanique = mafieux)….

    C’est la définition politique exacte de ce Régime / Système de pouvoir…

    Ce pouvoir dictatorial militaro-mafieux, ultra autoritaire, hyper répressif, sanguinaire et assassin, corrompu et corrupeutr / manipulateur. … coupable et responsables de milliers d’assassinats politiques, de milliers de disparus, de toutes dortes de ‘ mises à mort ‘, de massacres de masses, de manipulations et provocations, etc., etc. À quoi s’ajoute la création artificielle d’une ‘ contre-opposition ‘ qui a pour mission d’empêcher la construction d’une véritable opposition, une opposition farouchement et frontalement opposé à ce Régime dictatorial, qui l’Obstacle principal, Le Problème fondamental, l’Enncommun, Le Mal originel, l’Origine du mal, Le Démiurge…..

    Et tant que ce Régime dictatorial préside aux destinées du pays, il n’y aura i libertés, ni droits, ni justice, ni paix, ni prospérité, ni stabilité, ni pluralisme…. oulech, rien, niet !

    Donc, ‘ la question politique = la question du pouvoir ‘ est la question principale et primordiale, essentielle et fondamentale, générale et globale ‘….

  3. le fossé entre citoyenneté et ce qui veut passer pour institutions  » par illégitimité, creusé la tombe du régime. Quand on se superpose à une société on est dans la domination, prélude de rupture. Le régime veut la violence pour faire glisser la Kabylie de la condition de vainqueur politique à celui de sujet d’ordre public. Qui pousse à la violence sont deux forces, celles du régime qui a interet à ce que l’identité cèsse d’etre une revendication centrale en l’expulsant de la visuelle politique, mais aussi paradoxalement les monarchies du golfe qui ont interet pour qu’il y ait guerre civile et instaurer leur agents locaux dans l’optique du marché unique arabislamique en cours de costruction qui unirait toute la oumma, du maroc au golfe persique.

  4. La ‘ ruse et la force ‘ sont les ‘ modes d’action ‘ du Régime doctatorial militaro-mafieux, depuis 1962

    – La force, c’est : la répression permanente, les intimidations, les harcèlements, les chantages, les licenciements forcés, les arrestations, les tortures et autres sévices (viols, etc.), les assassinats, les massacres (années 90-2000)….

    – La ruse : la propagande, la désinformation, l’intox, le mensonge total, les manipulations, les provocations, façonnage artificiel du champ politique (partis-satellites, crées et instrumentalisés par la Police politique secrète), contre-opposition (instiguées pour empêcher la construction d’un véritable opposition), médias aux ordres, journaux pourris….

  5. Les années sombre du nain(Bouteflika) marqué par la répression des manifestations de 2001 en Kabylie ne sont pas vite oublier mais accentuer!

  6. Le pouvoir n’a rien à proposer au peuple hormis la violence et l’oppression.
    C’est la culture du pouvoir depuis 1962, il obéit juste au rapport de force.
    Il se soumet seulement au plus fort que lui.

    • Comment ? C’est un regime qui a infiltre toutes les strates de la societe. Il ne s’ecrouleras que quand il n y auras plus de petrodollars. Je vois aujoud hui le baril a $54 donc il a encore queqlues annees devant.

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