Tizi Ouzou : le pouvoir réactive ses relais locaux

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Poignard dans le dos
Poignard dans le dos

TIZI OUZOU (TAMURT) – Dans la perspective d’organiser les prochaines élections législatives et municipales, le pouvoir algérien a donné ordre à tous ses relais locaux, dans la wilaya de Tizi Ouzou, de réinvestir le terrain. Une étape indispensable, pour le pouvoir, afin d’éviter le scénario de l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 et du référendum constitutionnel du 1er novembre 2020.

Après une absence sur la scène politique locale, ayant duré des mois voire des années, la majorité des relais locaux du pouvoir ont fait leur réapparition depuis quelques semaines dans les quatre coins de la wilaya. Comme d’habitude, ces relais inconditionnels du pouvoir se présentent sous l’étiquette d’opposants au régime qui les emploie tout en continuant de bénéficier de nombreux privilèges, dont des salaires de députés à l’APN, où ils siègent toute honte bue. D’autres relais du pouvoir sont des responsables d’associations ou de fondations. Ces derniers reçoivent également et régulièrement d’importantes subventions dont on ne connait jamais la destination puisque ces derniers continuent de pleurnicher sur les plateaux qu’ils n’ont aucun moyen financier pour « activer ». Ils vont même jusqu’à faire l’aumône sur les plateau de télévision alors que tout le monde sait que le pouvoir n’a pas cessé de les arroser avec des milliards de centimes de subventions directes que ces responsables d’associations et de fondations ne sont même pas obligés de justifier.

L’un de ces relais, notoire et ayant servi tous les régimes qui se sont succédé, a déroulé le tapis à des ministres ces derniers jours, en plein cœur de la Kabylie. Et, depuis, les visites ministérielles à Tizi Ouzou ne cessent de se multiplier. Même l’inauguration de la statue de Chachnak au centre-ville de Tizi Ouzou, le 12 janvier dernier, s’inscrit dans le cadre de cette réactivation des réseaux locaux du pouvoir.

Le choix de Chachnak, au lieu de Massinissa, Jugurtha, Aksil, la Kahéna, etc. n’est guère fortuit. Et il s’inscrit dans la même logique. Malheureusement, la majorité de ces relais locaux se présentent à la population comme étant des opposants qui « se battent » pour l’intérêt de la Kabylie. Certains médias jouent le jeu en les présentant comme des « militants » qui se battent depuis des décennies pour la démocratie et les intérêts de la Kabylie. Certes, les masques sont tombés. Mais, l’opportunisme de certains demeure le levier dont se sert le pouvoir pour maintenir sa mainmise sur la Kabylie.

Idir Tirourda

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