Des associations dénoncent « l’indifférence ahurissante » de l’administration

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CAC de Sétif
CAC de Sétif

BGAYET (TAMURT) – Des dizaines de citoyens, issus de plusieurs localités de Bgayet, se sont rassemblés, ce lundi matin, devant le siège de la wilaya, à l’appel d’une vingtaine d’associations, pour dénoncer l’inertie de l’administration devant le retard flagrant enregistré dans la réalisation du Centre Anti-Cancer (CAC) d’Amizour. Inscrit en 2008, ce projet reste à ce jour dans les langes. Ces manifestants s’élèvent contre l’attitude du wali Ahmed Maabed, qui semble ignorer leur revendication légitime.

En effet, un Collectif regroupant plusieurs associations d’Amizour dit avoir adressé une lettre au commis de l’Etat algérien « pour exiger le démarrage immédiat des travaux du Centre Anti-Cancer » et « l’ouverture d’une enquête sérieuse pour situer les responsabilités à tous les niveaux » concernant le blocage de ce projet. Cependant, le wali n’a pas daigné répondre au courrier de ce Collectif d’associations, a-t-on dénoncé. « Malheureusement, cette lettre demeure sans suite à ce jour. Preuve d’une indifférence ahurissante vis-à-vis de la santé du citoyen et surtout celle des cancéreux », lit-on dans une déclaration rendue publique par ce Collectif. Celui-ci accuse ouvertement une « mafia bien structurée » d’être à l’origine du retard dans la réalisation de cette infrastructure sanitaire. « Ce blocage accablant engendré par une maffia bien structurée à tous les niveaux (…) ne fait qu’aggraver les souffrances des malades cancéreux de toute la région ainsi que de leurs familles », s’est-on indigné dans le même document.

A noter que le CAC d’Amizour a été inscrit presque à la même année que ceux dont ont bénéficié d’autres régions d’Algérie, comme Blida, Sétif et Tlemcen, etc. Les CAC de ces wilayas sont déjà opérationnels, alors que les travaux de réalisation de celui de Bgayet n’ont même pas commencé. Actuellement, les cancéreux de Bgayet sont contraints de faire de pénibles et longs déplacements vers les wilayas de Sétif, Blida ou Alger pour se soigner. Selon le bureau d’études chargé de ce projet, le CAC d’Amizour comportera trois principaux blocs dédiés respectivement à l’administration, la radiothérapie et la médecine nucléaire, et la chirurgie.

L’infrastructure de ce CAC sera également équipée, entre autres, de trois salles opératoires en plus d’une unité de greffe de la moelle osseuse. Dernièrement, le chef de service oncologie à l’EPH d’Amizour a affirmé que plus de 500 nouveaux cas de cancer sont enregistrés annuellement à Bgayet avec une prédominance du cancer du sein chez les femmes.

Arezki Massi

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