Un conseiller de Bouteflika désigné ministre

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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune

KABYLIE (TAMURT) – Il n’y a ni Algérie nouvelle, ni changement. C’est le même système qui dirige l’Algérie avec les anciennes figures. La composante du gouvernement remanié, annoncée hier, le démontre amplement.

La montagne a finalement accouché d’une souris. Pourtant, le ton pompeux et assuré, employé par Abdelmadjid Tebboune en annonçant de remaniement gouvernemental, pouvait laisser croire qu’il y allait vraiment avoir de bonnes surprises. Des surprises, il y en a eu. Mais en sens inverse. La composante du gouvernement remanié a surpris tout le monde. Plutôt, elle a déçu. Voire choqué. Et pour cause, de nombreux ministres du gouvernement actuel étaient également ministres dans les gouvernements de l’époque du président déchu Abdelaziz Bouteflika. Pis encore, l’un des nouveaux ministres désignés hier, était un conseiller de l’ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Il s’agit de Mohamed Ali Boughazi qui vient d’être nommé ministre du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial.

Ce ministre n’est pas le seul à avoir figuré dans le staff de Bouteflika. On retrouve aussi de nombreux autres membres de l’actuel gouvernement qui occupaient le même poste à l’époque du président déchu. On peut citer Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, maintenu à son poste en dépit de son état de santé et de son absence du pays depuis plusieurs semaines pour des soins dans un hôpital européen. Il y a aussi Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, El Hachemi Djaâboub, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères, Kamel Beldjoud, ministre de l’Intérieur, Belkacem Zeghmati, ministre de la Justice… Même le Premier ministre Abdelaziz Djerrad était secrétaire général du ministère des Affaires étrangères sous Abdelaziz Bouteflika entre 2001 et 2003.

Tarik Haddouche

2 COMMENTAIRES

  1. Avec l’arrivée prochaine du gazoduc russe en Allemagne, les cours vont encore s’effondrer, pour un pays comme l’Algérie dont la mono-économie est sous perfusion principalement qu’avec la rente gazière, difficile d’imaginer une relance économique. De plus l’Algérie n’a ni les compétences, ni les ressources pour relancer son activité et son économie qui n’a jamais été diversifiée. Et le pire dans tout ça, c’est que les responsables de ce grand désastre identitaire, économique et social, se sont sauvés à l’étranger avec les poches remplies de dollars. Mais avec son âge avancé et son état de santé, Tebboune s’accroche à son fauteuil, tout comme son prédécesseur qui n’avait même plus ses capacités et ses facultés.

  2. Il n y a aucune différence qualitative entre bouteflika et les autres, le meme disque dure et le meme modus operandi. Tant que l’Algérie sera arabe l’unique sort sera l’Etat islamique et la misère elevée à destin.

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