Bgayet : des manifestants kabyles agressés par « Rachad »

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Vendredi 5. 3. 2021 à Bgayet
Vendredi 5. 3. 2021 à Bgayet

KABYLIE (TAMURT) – Ce qui devait arriver arriva. C’est à Bgayet, lors de la marche du vendredi 5 mars 2021 que l’on qualifie pompeusement de « Hirak ». Des manifestants kabyles ont été agressés par des partisans de Rachad.

Selon plusieurs témoins et sources, les sympathisants du mouvement islamiste Rachad, très médiatisé ces derniers temps, ont pris à parti des manifestants kabyles qui ont investi la rue en ce vendredi 5 mars 2021. Ce qui a été reproché à ces derniers c’est le fait d’avoir brandi une banderole où est exprimé leur rejet d’une république islamique. Le journaliste et militant très actif, Kader Sadji, a rapporté que des manifestants organisés en carré brandissant une banderole sur laquelle est écrit « Pour la double rupture, ni militaire, ni islamique, Algérie laïque », ont été agressés par des éléments appartenant à la mouvance islamiste Rachad.

Ce sont les victimes de cette agression qui lui ont rapporté cette information. « Ces agresseurs ont failli déchirer notre banderole », est-il indiqué. Pour Kader Sadji, cette agression est intolérable. « Nous devons la dénoncer fermement. L’absence du combat démocratique à Bejaïa a fini par encourager les apprentis fascistes à agresser des manifestants. Que feront-ils demain ? », écrit en outre le même militant-journaliste. Ce dernier estime en outre que la reconstruction d’un courant politico-idéologique moderne et progressiste dans notre société devient la tâche la plus urgente : « les démocrates progressistes sont très nombreux mais n’ont aucun cadre rassembleur. Leur émiettement a neutralisé leur force. Il est grand temps de les regrouper autour d’un programme révolutionnaire ». Et d’annoncer : « Vendredi prochain, nous serons nombreux à marcher derrière ce carré pour garantir sa liberté et son droit de hisser les slogans qu’il désire porter ».

Nous n’avons eu de cesse d’alerter sur ce que cache, en réalité, ce mouvement appelé Hirak et ses desseins savamment dissimulés. Plus d’une fois, nous avons évoqué le fait que la Kabylie pourrait encore être piégée pour la énième fois. Ce qui s’est déroulé à Bgayet et l’agression des militants kabyles laïques sont des indices alarmants qui devraient encore ouvrir les yeux des manifestants kabyles sincères qui croient encore à la possibilité de l’existence d’un consensus avec les islamistes contre le pouvoir.

Tarik Haddouche

7 COMMENTAIRES

  1. Les arabomuzs,ont pollué le cerveau des Kabyles…nous n’en sortirons de cette mélasse, que lorsque nous nous débarrasserons de cette mentalité, je crains que cela ne soit pas demain la veille…

  2. les kabyles recoltent ce qu’ils sement, maintenant que le kahbawisn a conquis votre terrain.
    effectivement ils revendiquent ce que la kabylie a toujours ete un etat islamic, rien qu’a regarder les images d’archives lors de l’arrivée des francais pour se rendre a l evidence on n etaient que une peuplade arabo musulmanne. vous ne pouvez pas devenir ce que vous n’étiez pas.
    les francais ne me fachent plus lors ce que ils considerent arabe, parcequ ils ont rien trouve en kabylie que la civilisation arabo musulmanne, des moquees dand chaque hameau de kabylie. chaque village. rien de kahina , rien de saint augustin. maintenant im ne faut s’etonner que Tizi ou bouge devinrent GAZA ou kaboule.

    • Va en kabylie et dit aux kabyles qu’il faut combattre l’islam, je pense sans me tromper que tu va te retrouver sans dents, sans vêtements, juste tes yeux pour pleurer.

  3. Echah pour les kabycho khawa khawa ce n’est que le début qui croient que Ils auraient du se battre ai lieu de se plaindre ses monstres islamistes tu leurs cède un doigt il t’arrache le bras .

  4. Le Rachad tout comme le FIS ont été créés par le régime dictatorial arabo-islamiste, illégitime, tyrannique, militaro-mafieux, incompétent et corrompu, de manière à ce que s’ils étaient contraints à quitter le pouvoir, ce serait pour instituer à leur place non pas une démocratie laïque, mais une dictature arabo-islamiste.
    C’est d’ailleurs ainsi que la révolution du jasmin en Tunisie, d’obédience démocratique et laïque, qui a chassé du pouvoir le dictateur Ben Ali, s’est retrouvée un beau matin, avec à la tête du pays, des imposteurs islamistes du parti ennahdah. Alors est-ce le même scénario que prépare le Rachad ? La réponse est dans la question.

  5. Une rupture salutaire. Bravo.
    La vraie révolution n’est pas mettre des bombes ni tuer son adversaire ou occupant physique et idéoligique mais bien de rompre le lien de subordination sémantique et politique. Dans ce sens l’oppression du régime arabislamique- des musulmans modérés- participe et coincide avec l’islamisme tout court. L’Etat islamique unit les uns et les autres, ce qui passe par l’expulsion des valeurs concurrentes. Pas pour rien que tout ce qui vient de Kabylie n’e soit pas apprecié. Le mouvement citoyen était un laboratoire sociologique, les araches sont une organisation politique fonctionnelle et liberale outre que solidaire, mais ces valeurs ne passent pas. Meme les Kabyles plus arabisés doivent montrer patte blanche, ainsi le recours au symboles lisibles dans la visière sémantique arabe pour proposer une proposition politique islamiquement viable, ainsi depuis le moyen age les berbères cherchent d’etre libres mais avec les mauvais moyens: chercher de faire avancer la « oumma islamique ». Quand un peuple assume la supériorité d’un vecteur linguistique il admet la supériorité morale du peuple qui l’a comme grenier des valeurs, pas pour rien que les arabes et turcs 1400 ans après apprènnent d’autres langues mais pas Thamazight.
    Dommage qu’ils- les kabyles du tryptique arabité islamité ne lisent pas les changements anthropologiques: les monarchies arabes pour lesquelles on nous inflige l’arabisation, refusent l’Algérie soit elle arabe, plus ils lui préparent la guerre. La tentative faite au nom du « Hirak » est dans cette subordination cultuelle qui par glissement sémantique se voit arabisante: le syndrome de Stockholm.

    Le vrai problème est ce déterminisme identitaire qui donne pour certitude quasi biologique de cet islamisme, une fatalité qui a comme perspective l’anéantissement de l’Amazighité, vu que l’islam préfére la langue arabe donc le croyant- pas obligation statutaire, l’école impose l’éthique islamique, ce qui forme le citoyen future est déjà imposé dans le quotidien.

    L’islam n’est pas neutre.

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