Campagne pour l’étiquetage en tamazight

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KABYLIE (TAMURT) – Face à l’absence d’initiatives concrètes de la part de l’Etat algérien en faveur de la promotion de la langue tamazight dans l’économie et le marketing, une campagne bat actuellement son plein pour l’intégration de la langue tamazight (le kabyle) dans l’économie et le marketing.

Des personnalités kabyles, des militants et des citoyens anonymes ont partagé des appels pour que la langue tamazight soit utilisée dans le marketing et dans les opérations de promotion notamment des produits alimentaires mais aussi et surtout en ce qui concerne l’étiquetage des produits commerciaux et plus particulièrement les produits alimentaires.

Pour le grand romancier kabyle, Amar Mezdad, les entreprises ne prendront aucun risque pour leurs comptabilités parfois fragiles. Un double étiquetage sera suffisant et ne coûtera rien. « Avec les moyens modernes d’impression, aucun investissement supplémentaire n’est nécessaire », estime Amar Mezdad. De nombreuses autres personnalités adhèrent à la démarche et un appel est lancé surtout et plus particulièrement en direction des grands patrons kabyles comme les PDG de la laiterie Soummam, Cevital, etc. C’est un véritable mystère que tous les produits de ces deux géants agro-alimentaires soient uniquement étiquetés en arabe et en français.

Pour certains observateurs, les investisseurs kabyles craindraient un éventuel boycott de leurs produits de la part de consommateurs des régions arabophones d’Algérie, si les noms des produits étaient désormais portés en langue tamazight. Cette version n’a été ni confirmée ni infirmée par les patrons en question.

Idir Tirourda

7 COMMENTAIRES

  1. Effectivement je pense que les industriels Kabyles ont peur du boycot de leurs produits par certains arabophones. J’ai pu constater dans une boucherie en France que le drapeau berbère avait été effacé sur les produits Thala dont je suis consommateur. C’est navrant car étant en France l’on peut voir des produits régionaux avec le drapeau breton ou corse où même basque. Il est vraiment dommage que nous ne puissions pas faire une force de nos différences culturelles qui sont une richesse.
    Tanemirt

  2. Les produits sucrés sont une source de maladies certaines, le diabete entre-autre. Le régime arabe fait semblant de rien voir pendant que les pauvres citoyens se remplissent de sucreries les industriels du régime, souvent de pret-nom des puissants comptent ainsi créer la source de leurs gains futurs, dans le sécteur pharmaceutique où les benéfices sont enormes et juteux, pas pour rien qu’il y a un mistère de de l’industrie pharma alors que les autres secteurs sont regroupés tous ensemble. Donc certes il y a un problème de langue mais c’est l’arbre qui cache la foret: outre la langue il y a la vision du monde et l’articulation de l’Etat et le sens humain solidaire dans la relation citoyen Etat et industrie. On n’est pas des consommateurs dans le style concu par le régime, notre idée d’industrie est celle de la résponsabilité qui tient compte de l’économie de l’homme et du contexte Etatique global.

    Quant à Thamazight, il faut utiliser l’arme du boycott. Tout produit écrit en arabe doit etre boycotté, meme s’il y a l’ajout de Thamazight, tant que l’Etat parle en arabe il n’est pas le notre. Le régime a une idée hiérarchique des langues, l’arabe pour représenter la nation t Thamazight pour les moins que rien.

  3. Les industriels ne pratiquent pas l’étiquetage en Kabyle par peur du boycott de leurs produits par les algériens, les partis politiques ne font pas leurs déclarations et n’éditent pas leur documents en Kabyle par peur de non adhésion des algériens, etc, etc.
    Avec cette politique les Kabyles enterreront eux même la langue Kabyle…

    • Des milliers d’Arabophones se réveillent, les Kabyles doivent les aider mais la peur pousse les Kabyles à se battre pour encourager un autre à leur tête, ils se battent pour rester esclaves à vie !!!
      Quelle race ???

  4. « Les investisseurs kabyles craindraient un éventuel boycott de leurs produits de la part de consommateurs des régions arabophones d’Algérie, si les noms des produits étaient désormais portés en langue tamazight. »
    Un consommateur ne regarde que sa bourse….si un produit est bon à un prix abordable il ne fera pas la fine bouche pour jouer à la politique de la privation. Même si certains essaient dans un premier temps à suivre un boycott incertain ils finiront avec le temps de se plier à la consommation. C’est dans la nature des choses . Combien de fois les produits israéliens ont été mis en boycott sans résultat escompté. Les investisseurs doivent aussi être des militants de la langue kabyle pour l’imposer de fait sur leurs produits. Un peu de courage et fierté ! L’argent ne doit jamais passé devant l’identité et le valeurs kabyles. C’est cela aussi exister en tant que kabyle.

    • Si, depuis très longtemps, des années de combats, de chansons, de poésies, les consciences Kabyles ne sont pas encore éveillées, alors elles ne le seront jamais.

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