Les manifestants rendront-ils hommages aux martyrs de 2001 ?

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Martyrs du printemps noir 2001
Martyrs du printemps noir 2001

KABYLIE (TAMURT) – Les yeux seront braqués demain sur les marches du vendredi pour savoir si, oui ou non, des hommages seront rendus aux martyrs du printemps noir de Kabylie de 2001 à l’occasion du 20ème anniversaire de ces douloureux et tragiques événements.

Chaque vendredi, les manifestants ont pris l’habitude de marquer la journée par l’évocation d’un événement dont la date de la tenue coïncide avec celle de l’observation de la marche. Cette fois-ci, il s’agit de l’anniversaire des dramatiques événements vécus en Kabylie après l’assassinat du premier martyr en 2001, à savoir le jeune lycéen Guermah Massinissa, assassiné par balles par un gendarme dans la brigade de gendarmerie d’Ath Douala. Après ce premier assassinat, plus de 120 autres jeunes kabyles des quatre coins de la Kabylie ont aussi subi le même sort sans compter le nombre élevé de blessés dont certains s’en sont sortis avec des handicaps à vie. Les slogans qui seront scandés demain, vendredi 9 avril 2021, à Bgayet, Bouira et Tizi Ouzou, seront-ils axés sur le drame de la Kabylie en 2001 ? Les manifestants vont-ils exiger que les commanditaires de ces crimes et ceux qui les ont exécutés soient jugés par la justice ? Scanderont-ils des slogans à la mémoire de tous les martyrs arrachés à la fleur de l’âge aux leurs ?

La question est posée et plusieurs observateurs se sont interrogés également sur le même sujet. On sait que depuis quelque temps, on assiste à une mainmise franche des partisans du mouvement Rachad sur ces manifestations, même dans la région de Kabylie. La majorité des slogans y sont scandés en langue arabe. Et il s’agit très souvent de mots d’ordre dont la Kabylie n’a absolument rien à en tirer. Demain, nous aurons les réponses à toutes ces questions.

Idir Tirourda

6 COMMENTAIRES

  1. Seuls les Kabyles libres se souviennent de ces martyrs. Ne comptez pas sur ceux qui chantent en arabe et renié leur kabylité.

  2. Les khawa khawa vont rendre hommage a zitot et ali benhadjles pour les 126 jeunes kabyles c’est les digne fils de kabyle qui vont les commémorer .

    • a LHEQ,
      votre question est bien étrange et fait preuve de Yir thiherchi !
      les Ilelliyen/independantistes ne marchent que pour la Kabylie, et pour rien d’autre.

      • Belle remarque Mr Kerbadji!!! Lheq est là pour ‘défendre sa chapelle’ pour ne pas dire sa mosquée. Il avance masqué tout comme les Kabyle qui ont embrassé la secte satanique. Les hidjazis et leur gourou ont été très rusés au point d’élever leur langue au titre de divin. Ils n’ont laissé aucune marge et aucune chance de survie aux autres langues et cultures. Les Kabyles (d’aujourd’hui**) qui épousent encore la langue, le culte ou toute autre forme de mœurs qui viennent d’orient arabique ne sont que des ignorants ou des traîtres. (**j’ai dit aujourd’hui parce que avec les moyens d’information qu’on a, on ne peux pas ne pas démasquer le subterfuge, la mascarade, l’imposture d’un bédouin du VII éme siècle).
        Je sais que Tamurt ne laissera pas ‘passer’ mon commentaire comme à l’accoutumée.

  3. Tant qu’ils ne disent pas un traître mot quant à l’arabisation forcenée il cachent leur appartenances. Tant que l’islam comme source juridique n’est pas dénoncé ils portent l’opportunisme comme arrière pensée. Caresser lla mémoire standarde ne fait pas une révolution mais reproduira la condition d’un compromis au rabais.
    Pas d’arabisation ni d’islam ressource juridique et retour à la source culturelle organisationnelle où peuple et État ont un unique repère culturel et politique et la liberté religieuse est sacrée comme dimension ethique de l’individu. Sans ces condition on est pas peuple mais troupes au service du régime qui indique et impose ideologie la langue et religion par le haut. Une inversion des rôles où le peuple massifé- la oumma- aura toujours besoin de chefs et guide, d’ailleurs la mosquée est élevée à régulateur de la société et le droit est dûment remplacé par la charité, ce qui laisse la junte la liberté de s’accaparer les ressources étatiques. Sans cet armement idéologique et politique qui fit le vide entre État et citoyenneté les militaires et leurs pret-noms n’auront jamais pu dépouiller la nation de plus de 1000 000 000 000 $ en 20 ans, grace à la connivence des chancelleries qui en ont profité avec la junte.

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