Printemps noir de Kabylie : où est la vérité ?

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Mères des victimes du printemps noir 2001
Mères des victimes du printemps noir 2001

KABYLIE (TAMURT) – Cette semaine, la Kabylie commémore dans la douleur et le recueillement, le vingtième anniversaire des événements tragiques du printemps noir de 2001. A ce jour, le mystère demeure tout entier concernant ces événements ayant endeuillé des centaines de famille et toute la Kabylie.

La tragédie de 2001 en Kabylie a fait plus de 120 morts, la majorité des jeunes issus des quatre coins de la région en plus d’un nombre très élevé de blessés. Mais ce même printemps noir a plongé la Kabylie dans une tourmente sans fin dont les traces et les conséquences fâcheuses sont toujours perceptibles aujourd’hui. Vingt ans après la survenue de ces événements, aucun des auteurs ou des commanditaires des dizaines de crimes perpétrés par des gendarmes n’a été inquiété par la justice.

A ce jour, le mystère demeure entier concernant la face cachée de ce printemps noir. L’ensemble des acteurs de premier plan de ce printemps dramatique, ceux qui occupaient les Unes des journaux de l’époque, ont disparu de la scène publique. Alors qu’à l’époque ils ne cessaient de crier haut et fort qu’ils n’abandonneraient jamais le combat contre le pouvoir « mafieux et assassins ».

Où sont-ils aujourd’hui ? Pourquoi se sont-ils éclipsés définitivement ? Pourquoi, au moins, ne se recueillent-ils pas sur les tombes des martyrs du printemps noir de Kabylie ? Pourquoi ne rendent-ils pas visite aux parents et aux familles de ces mêmes victimes en guise de signe de soutien et de réconfort ? Autant de questions et tant d’autres qui demeurent sans réponses. La Kabylie devrait tirer toutes les leçons de cette expérience pour ne plus retomber dans les mêmes tragédies.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. La kabylie c’est le dernier rempart à l’invasion arabo-islamiste, c’est le dernier peuple authentiquement berbère, c’est la mémoire toujours vivante des ancêtres, c’est la résistance pacifique, intellectuelle et progressiste d’un peuple uni aux revendications démocratique, laïque, sociale et berbère. L’Algérie n’est pas arabe et elle ne l’avait jamais été, sauf depuis Mouhammad Boukarrhouba le frère musulman. La dictature post-1962 est aux aboies et en fin de course à l’image de ses dirigeants imposteurs, illégitimes et gravataires dont la santé plus que chancelante a creusé à elle-seule un énorme déficit dans le budget de leur supposé ministère de la santé. GAME OVER.

  2. Parmi les symboles de la continuité du règime de boukharouba le criminel, il y a le 1er crime d’Etat, celui de l’assassinat des 400 membres du FFS-63. Ensuite vint le tour de Krim et khider et Mecili.
    La Kabylie n’est pas qu’une simple région démocrate, elle représente l’antidote au régime centraliste arabiseur islamiste. Les jeunes morts en 2001 seront le flambeau QUI ANIMERA NOTRE PRESENT ET FUTURE. Alors que la Kabylie des araches a sa propre culture sa propre langue sa propre conception de la cité.
    Le régime ira jusqu’à demander aux monarchies une aide pour arabiser les Kabyles en usant l’ismamisme wahabite. Il y donc une rupture verticale de peuple avec le régime qui n’a jamais connu de légitimité. Nos morts seront toujours avec nous, voilà donc le fleuve de sang entre un régime criminel et un peuple solidement ancré dans ses propres valeurs. Gloire aux morts leur lutte est la notre.

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