Algérie : Nouveau report dans l’affaire du détenu indépendantiste kabyle Lounès Hamzi

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Lounès Hamzi

TAMAZGHA (TAMURT) – Prévu pour demain 18 mai, l’instruction du dossier du détenu politique kabyle Lounès Hamzi, cadre du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), a été une nouvelle fois reportée à une date ultérieure, a indiqué, ce lundi, l’un de ses avocats, Me Sofiane Ouali. « L’affaire du militant Lounès Hamzi est reportée encore une fois à une date ultérieure !!! », a annoncé cet avocat du barreau de Vgayet. Le juge d’instruction du tribunal Sidi Mhammed (Alger), chargé de l’affaire, n’a pas jugé utile d’expliquer les raisons de ce nouveau report.

Pour rappel, l’instruction du dossier de ce militant indépendantiste a été initialement programmée pour le 10 mai dernier, après plus de sept mois de détention dans les geôles algériennes. Toutefois, après deux heures d’attente, le juge d’instruction avait annoncé le report de l’audience pour le 18 mai parce que, avait-il expliqué, Lounès Hamzi « n’a pas été transféré de la prison vers le tribunal ». Arrêté, ou plutôt kidnappé, le 6 octobre 2020 par la police algérienne à Tizi-Wezzu, ce cadre du MAK, natif de Makouda, a été présenté devant le juge d’instruction du tribunal de Sidi Mhammed à Alger, lequel avait ordonné sa mise en détention provisoire à la prison de Koléa.

Militant pacifique et assumant publiquement son combat pour l’indépendance de la Kabylie, Lounès Hamzi est poursuivi par l’Etat algérien pour « atteinte à l’unité nationale et organisation et structuration d’un mouvement de rébellion ». Pourtant, le droit des peuples à l’autodétermination, à disposer d’eux-mêmes, est reconnu par les Nations unies, dont l’Algérie est membre, et le droit international.

Dans un communiqué rendu public, le 16 mai, donc à la veille de l’instruction du dossier de cet indépendantiste kabyle, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) a appelé à la libération immédiate et inconditionnelle de Lounès Hamzi. « Si la justice algérienne était indépendante, Lounès Hamzi n’aurait jamais dû être ni arrêté, ni emprisonné car il n’a fait qu’exprimer son opinion politique. En conséquence, le CMA invite le juge de Sidi M’hamed à le libérer immédiatement et sans conditions, ainsi que tous les détenus d’opinion en Algérie. Quant au gouvernement algérien, il a toujours opté pour les violences policières, le harcèlement judiciaire et le mensonge d’Etat contre la Kabylie, contre tous les Amazighs et contre les défenseurs de leurs droits et libertés », lit-on dans le document du CMA.

Arezki Massi

1 COMMENTAIRE

  1. Alors que Ali Benhadj joui d’une liberté de parole et de mouvement,alors que nezzar et bouteflika et Naïma Salhi ne sont pas inquiétés, nous assistons avec douleurs à l’arrestation arbitraire et injuste de jeunes militants qui portent l’amour de leur Kabylie, de leur langue, et de leur culture dans le cœur, qui militent pour un droit légitime et honorable, honte à cette Algérie, honte…

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