Hirak : Les manifestants kabyles ou les cibles privilégiées du pouvoir algérien

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La répression en Algérie
La répression en Algérie

ALGÉRIE (TAMURT) – Inquiétante est la situation des droits de l’homme en Algérie. Réprimant à tour de bras, le régime algérien ne s’offusque plus et dévoile sa nature, la vraie. Voulant coûte que coûte maintenir sa feuille de route, le pouvoir algérien redouble de répression, n’épargnant ni chercheurs, ni journalistes, ni enseignants, ni militants des droits de l’homme, ni vieilles, ni étudiants.

Et les événements ayant émaillé les manifestations de rue de vendredi dernier dans plusieurs régions d’Algérie en sont la parfaite illustration. Toujours en première ligne, les kabyles constituent les cibles privilégiées du pouvoir. A Sétif, une région frontalière avec le département de Vgayet, un enseignant universitaire en langue et littérature amazighe a été arrêté vendredi dernier lors d’une marche populaire antisystème. Il a été présenté, dimanche en fin d’après-midi devant le juge, il a été condamné à un an de prison ferme avec mandat de dépôt. Un autre professeur de physique à l’Université de Constantine, l’ancienne Cirta, a été placé le même jour sous contrôle judiciaire. Lui aussi a été interpellé au cours d’une manifestation de rue dans sa ville.

Réagissant à l’arrestation de leur pair physicien connu et reconnu mondialement, les physiciens émérites kabyles Nourredine Mlikechi et Madjid Boutemeur ont exigé l’abandon de toutes poursuites à son encontre. A Alger, plusieurs activistes et journalistes, encore des kabyles pour la plupart, ont été également arrêtés par les CRS (contingents de répression). Une situation qui ne conjecture rein de bon dans ce pays.

Le Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies a, de son coté, condamné l’usage disproportionné de la violence à l’encontre de manifestants pacifiques. « Nous demandons aux autorités algériennes de cesser de recourir à la violence pour disperser les manifestations et de mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires de personnes ayant exercé leurs droits à la liberté d’opinion, d’expression et de réunion pacifique »lit-on dans un communiqué publié dernièrement par le HCDH, dont le siège se trouve à Genève en Suisse.

Dalil Imaxlufen

4 COMMENTAIRES

    • Mme Nedia Essayam si c tout , virgule, alors sache qu’en Algérie ce pays dont tu défends le système ,les femmes sont considérées comme des mineures à vie selon le Code de la Famille araboislamiste, c’est acté dans la constitution .Alors as tu demandé l’autorisation à ton mari avant de venir discuter ici avec des hommes .Non ! alors avant de donner des leçons applique les règles de ton pays DZ bien aimé . Va d’abord manifester contre les lois scélérates anti femmes avant de t’en prendre aux seuls qui désirent que ce genre de règles changent et qui n’attendent pas une autorisation qui ne viendra jamais dans cette dictature ! Au fait vive l’Indépendance !

  1. A la différence des états de droit dont les membres ont une légitimité populaire,en Algérie les plus grands assassins et voleurs vivent en liberté tandis que les plus honnêtes et sincères des gens sont jetés en prison . Que Vive l’indépendance !

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